Les voitures-radar privées gagnent encore du terrain

L’utilisation des voitures-radar privées va être étendue d’ici la fin 2021, annonce la Sécurité routière. Quatre nouvelles régions sont concernées, avant une probable extension à l’ensemble de la France.

Expérimentées depuis 2018  dans quatre régions (Normandie, Bretagne, Pays de la Loire et Centre-Val-de-Loire), les voitures-radar privées doivent arriver dans quatre autres d’ici la fin 2021: Grand Est, Hauts-de-France, Bourgogne-Franche-Comté et Nouvelle-Aquitaine.

La flotte, confiée à des entreprises privées, va ainsi passer de 83 voitures début janvier à 223 d’ici la fin de l’année. Le parc « sera alimenté par la reconversion de véhicules actuellement conduits par des policiers ou des gendarmes », indique la Sécurité routière, et devrait être progressivement étendu au reste de l’Hexagone.

Pour l’heure, Mobiom, Securitas, OTI France et GSR sont les entreprises retenues via appel d’offres, chacune en charge de deux régions. Le Parisien assure que les véhicules radar vont « se généraliser partout en France, avec 450 voitures en tout d’ici 2023 », mais les autorités n’ont pas confirmé ce chiffre.

Un seul chauffeur

Les voitures-radar privées, pour la plupart de type berline, sont banalisées, équipées de ca­méras posées sur les plages avant et arrière, afin de détecter automatiquement et alors qu’el­les sont insérées dans la circulation, les excès de vitesse, sans flash apparent. Ces voitures utilisent un flash infrarouge non-visible par les usagers. Elles ne circulent qu’avec un chauffeur à bord, alors que dans celles des forces de l’ordre, un fonctionnaire conduit pendant que l’autre relève la vitesse maximum autorisée. L’objectif de la flotte privée est donc de « libérer du temps aux forces de l’ordre » et « faire respecter les limitations de vitesse ».

Un dispositif qui fait débat

Pour Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière, « il est urgent, si l’on veut améliorer la sécurité routière dans notre pays, de généraliser sur l’ensemble du territoire national le déploiement de ces voitures banalisées et arrêter de faire des expérimentations ».

En revanche, Pierre Chasseray, délégué général de 40 Millions d’automobilistes, considère que « ces radars ne servent à rien » car les conducteurs ne peuvent arrêter les contrevenants : « Le parti pris de la sécurité routière, c’est de dire que les gens en excès de vitesse, finalement, ce n’est pas dangereux, parce qu’ils acceptent de les photographier sans flash, mais ils continuent à les laisser rouler. »


Un article publié dans le Dauphiné Libéré


Aucune confiance en cette Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière, en celle qui entend limiter la vitesse en ville a 30 kH… Celle-là même qui ne dit jamais rien sur le manque de parkings a des prix accessibles, pas plus que le cout excessif des transports urbains. Quant à la vitesse sur les routes, selon ses vues, elle devrait être abaissée a 70 kH et les autoroutes a 110…

Et verbaliser les incivilités et irrespects du code de la route pour les trottinettes, vélos électriques et autres, elle y pense la rombière ?? MC