De quel droit

Oui, de quel droit « la Muette » l’ouvre, donne ses consignes, préconise l’ultra sécuritaire avec la connivence du RN et d’une majorité des LR.

Qui fomente, organise, en sous-main, cette fausse insurrection avec l’aval d’un hebdomadaire au relent ultra droitier : « valeurs actuelles » ?

Bien évidemment, nous sommes en période électorale et tous les coups sont bons, surtout les plus gros, ceux que les gogos absorbent le plus facilement via des médias ultra conciliant.


 À vous de juger… Un texte relayé par l’organe de presse très droitier « Huffington Post »

Source (Extraits)


Les auteurs disent être « entrés récemment dans la carrière » et précisent qu’ils ne peuvent pas « réglementairement » s’exprimer « à visage découvert ».

« Nous sommes de ce que les journaux ont nommé « la génération du feu ». Hommes et femmes, militaires en activité, de toutes les armées et de tous les grades, de toutes les sensibilités, nous aimons notre pays. Ce sont nos seuls titres de gloire. Et si nous ne pouvons pas, réglementairement, nous exprimer à visage découvert, il nous est tout aussi impossible de nous taire », écrivent-ils pour se présenter.

« Afghanistan, Mali, Centrafrique ou ailleurs, un certain nombre d’entre nous ont connu le feu ennemi. Certains y ont laissé des camarades. Ils ont offert leur peau pour détruire l’islamisme auquel vous faites des concessions sur notre sol », disent les auteurs.

« Presque tous, nous avons connu l’opération Sentinelle. Nous y avons vu de nos yeux les banlieues abandonnées, les accommodements avec la délinquance. Nous avons subi les tentatives d’instrumentalisation de plusieurs communautés religieuses, pour qui la France ne signifie rien, rien qu’un objet de sarcasmes, de mépris voire de haine ».

Valeurs actuelles avait publié le 21 avril une tribune choc dans laquelle « une vingtaine de généraux, une centaine de hauts gradés et plus d’un millier d’autres militaires », appelaient le président Emmanuel Macron à défendre le patriotisme, et se disaient « disposés à soutenir les politiques qui prendront en considération la sauvegarde de la nation ».

Ce texte a déclenché une vive controverse dans la classe politique, certain y dénonçant un quasi-appel à l’insurrection quand d’autres saluaient un sursaut salutaire.

Le Premier ministre Jean Castex a dénoncé une initiative « contraire à tous nos principes républicains » et accusé le RN, qui avait appelé les signataires à soutenir son action, de « récupération politique ». La ministre des Armées a réclamé que des sanctions soient prises contre les signataires, qu’ils soient d’active ou à la retraite.

Saisi par des parlementaires de « La France insoumise », le procureur de Paris Rémy Heitz avait rejeté la demande d’engager des poursuites visant les auteurs et diffuseurs de la tribune car « aucune infraction pénale » n’y figure.