Un oublié auteur-compositeur-interprete

Il a écrit et composé quelque 400 titres, interprétés par de nombreuses vedettes tout en restant souvent dans l’ombre…

Père prodigue

Ah ! te voilà, toi
J’peux pas bien dire que je te reconnaisse
J’étais vraiment à fleur d’jeunesse
Quand tu nous as laissés tomber
Mais pour le peu que j’me rappelle

De la tête que tu avais
Ça t’aurait plutôt profité
Ce p’tit séjour à l’étranger
Mais j’ai changé moi
Sûr tu dois m’trouver bien grandi
J’t’ai pas donné beaucoup de soucis
Mais cependant faudrait pas croire
Que j’ai pu pousser sans histoires

Ah ! te voilà toi
Serait bien temps que tu reviennes
Serait bien temps que tu t’souviennes
De ceux qu’t’as laissés derrière toi
D’celle qui fit feu d’toute sa tendresse
Qui eut toujours d’l’amour de reste
Afin qu’ton retour de passion
Ne tombe aussi sur notre front
Mais j’peux bien l’dire, va

Toi qui ne m’as même pas donné
Juste c’qu’il faut d’temps pour t’aimer
Parfois j’ai eu besoin de toi
Une mère c’est trop doux quelquefois

Ah ! te voilà toi
Mais n’te prends pas pour le père prodigue
Pour ton retour la table est vide
On n’a pas tué le veau gras
Ce serait beaucoup trop facile
De revenir d’un pas tranquille
Dans ce qui n’est plus un chez-toi
Tu peux regarder, va
Tu n’verras rien qui t’appartienne
Pas un objet qui te retienne
On t’a effacé de nos joies
Comme toi tu nous effaças
Tu peux fouiller

Tu n’trouvera rien qui t’appartienne
Pas un objet qui te retienne
Ni ne te retiennent nos bras
Ta place n’est pas sous notre toit
Ta place n’est plus sous notre toit


Georges Chelon

4 réflexions sur “Un oublié auteur-compositeur-interprete

  1. Patrick Blanchon 02/05/2021 / 05:53

    alors oui lui totalement oublié c’est vrai, merci pour ce souvenir, je l’écoutais dans mon enfance et Anne Vanderlove aussi complètement oubliée elle aussi zut.

  2. Francis fralurcy 02/05/2021 / 21:11

    Oublié ?
    Pas par moi en tout cas …. Je l’écoute encore via de vieux 33 tours ….
    J’adore ce monsieur, oui, un « monsieur ».
    F.

  3. Francis fralurcy 02/05/2021 / 21:23

    Les paroles :

    Entendons-nous Madame, vous n’avez pas d’amant
    Pas de mari non plus du genre taillé en athlète
    Vous m’avez invité dans vos appartements
    Entre deux Ferrari j’ai pu garer ma mobylette
    Sur la table roulante le champagne est frappé
    Moi, j’aurais préféré m’envoyer une mominette
    Alors petite dame, qu’avons-nous de bouché?
    Vous avez devant vous le roi de la clé à molette

    Que nous passions à table, c’est une bonne idée
    J’ai l’estomac qui commence à jouer des castagnettes
    Oh la la! Dites-moi, je dois déjà bander
    Tous les muscles du bras rien que pour lever la fourchette
    Elle me dit « Ne bougez pas, je vais chercher l’entrée »
    Je somnolais déjà, j’étais quelque peu pompette
    D’amour je rêvassais, sa voix me disait
    « Vous devriez goûter mon petit bouquet de crevettes »

    J’ai bu l’eau du potage où nageait le citron
    Et j’ai sucé mes doigts pour ne pas salir la serviette
    Au nom de Saint-Véran blanc et de Saint-Émilion
    C’est en vrai gentleman que j’ai demandé les toilettes
    Pour me laver les mains. Bon, il n’y a pas de savon
    Je me sers du produit pour désinfecter la cuvette
    Et je pisse un coup, en faisant attention
    De ne pas faire de bruit, à bien relever la lunette

    Il n’y a plus personne dans la salle à manger
    Voilà qu’on m’abandonne à peine je tourne la tête
    Quand j’entends comme un cri dans la chambre à coucher
    C’est l’appel de l’amour, j’enlève ma salopette
    Sur le lit elle est nue, enfin je l’imagine
    Elle a chastement sur elle remonté la couette
    Elle tend les bras vers moi, vers elle je tends ma mine
    Mâlement réjouie tout en remontant mes chaussettes

    Pudiquement je passe sur notre folle nuit
    La belle avait le feu sacré qui la pousse à la quête
    De ces plaisirs divins, toujours inassouvis
    Et qui font qu’à la fin j’étais plat comme une lingette
    Le petit jour naissant perçait les jalousies
    La belle enfin domptée reposait nue sur la moquette
    Et je m’assoupissais quand soudain j’entendis
    Tout au bout du couloir le tintement d’une clochette

    « C’est Madame qui rentre, elle va venir ici »
    Me dit en chevrotant la petite Blanchette
    « Comment qu’est-ce que je vois? Tous les deux dans mon lit!
    Monsieur, expliquez-moi, qu’avez-vous fait à ma soubrette? »
    C’était un coup monté, je n’ l’ai pas vu venir
    Elle se jette sur moi, elle a les soudures qui pètent
    « Monsieur honorez-moi, comblez-moi de plaisir! »
    « Que nenni, Madame, il n’y a plus rien dans les burettes »

    J’étais prêt à m’enfuir, à les laisser tomber
    Quand en reboutonnant les boutons de ma salopette
    Je me suis dit « mon vieux, tu pourrais te forcer
    Au lieu d’aller te les geler sur ta mobylette
    Tu pourrais être au chaud, dans un bon lit douillet
    Le corps abandonné livré nu à leurs mains expertes
    Qui sauraient réparer ce fichu robinet »
    « C’est bon les copines enlevez-moi la salopette! »

    Qui sauraient réparer ce fichu robinet »
    « C’est bon les copines enlevez-moi la salopette! »

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