Attac dénonce les « profiteurs de la crise »

Attac a mené une action symbolique à Paris, dans la station de métro Bercy, à l’attention du ministère de l’Economie et des finances. Les militant·e·s ont recouvert des panneaux de publicité par des affiches du « gang des profiteurs », Arnault, Bettencourt, Drahi, Pinault en demandant « Qui doit payer la crise ? ».

Selon Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac France, « les récentes déclarations du Fonds monétaire international, favorable à une imposition des entreprises ayant bénéficié de la crise ainsi qu’à une taxation temporaire des plus riches, confirment que nos revendications n’ont rien d’utopiques et ne demandent que de la volonté politique.

Attac se félicite de voir que le débat fiscal évolue mais déplore qu’une fois de plus, le gouvernement français refuse toute réforme fiscale, s’entête à repousser l’instauration d’un impôt sur le patrimoine des plus riches et poursuit sa politique de baisse de l’imposition des entreprises. »

Qui doit payer la crise ?

Cette action lance la campagne « Qui doit payer la crise ? » avec des initiatives qui vont se multiplier dans les semaines à venir pour mettre en avant deux mesures d’urgence :

  • une taxe sur le patrimoine des 1% les plus fortunés
  • une taxe sur le bénéfice exceptionnel réalisé par les multinationales pendant la crise.

Ces recettes supplémentaires seraient pour Attac un premier pas vers la mise en œuvre d’autres mesures de justice fiscale que l’organisation défend depuis des années : lutte contre l’évasion fiscale, rétablissement et rénovation de l’impôt sur la fortune, taxation des transactions financières… qui permettraient de financer les urgences sociales en matière de santé, éducation… et l’indispensable transition écologique.

L’action visait à « interpeller le gouvernement afin qu’il prenne des mesures pour faire payer la crise du Covid à celles et ceux qui se sont enrichis pendant la pandémie ». Étaient présents dès parlementaires venu·e·s apporter leur soutien aux revendications d’Attac : la députée communiste Elsa Faucillon et le député insoumis Ugo Bernalicis.


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