Que d’amour…

Sur l’oreiller à côté d’moi, quelqu’un qui dort
Il a son bras autour de moi, je t’aime encore
Je le regarde se réveiller, je t’aime plus fort

Un discours fade, un court baiser
Je t’aime encore

C’est le matin d’un nouveau jour et j’t’aime encore
J’prends un café, ça goûte rien, je t’aime si fort
Quand les gamins vont jouer dehors, je t’aime toujours
J’laisse la vaisselle sur le comptoir, faut qu’j’me prépare

Y’a une femme dans mon miroir qui t’aime encore
J’essuie ses larmes, j’lui mets du fard, je t’aime, je t’aime
Jour après jour et puis semaine après semaine
Je vis ma vie, j’fais l’épicerie, oui mais, je t’aime

L’téléphone sonne, c’est ma mère, je t’aime encore
Elle m’souhaite un bon anniversaire, et j’t’aime encore
Le temps s’enfuit, ma peau flétrit, je t’aime toujours
Et y a cet homme dans mon lit quand meurt le jour

Un rendez vous chez le médecin, je t’aime encore
Quelque chose de flou, on voit pas bien, je t’aime encore
Y’a comme un nœud dans le dessin en noir et blanc
J’aurai les résultats demain, je t’aime tellement

Sur l’oreiller à côté d’moi, quelqu’un qui dort
Nouveau matin, nouveau combat, je t’aime encore
L’téléphone sonne, paraît qu’mes reins ont un problème
Mais y a personne qui a vu combien encore je t’aime!

J’vois mes enfants qui sont inquiets, je les rassure
J’ai même plus l’temps pour un seul trajet en voiture
Direction nord vers ton chalet au creux des arbres
Je t’aime encore, si tu savais, ça me rend malade

Je t’aime tellement, mais en silence et en chagrin
Je souffre tant de ton absence dans mes reins
Que j’ai le corps et puis le cœur qui font la grève
Je t’aime encore, ma vie s’endort, ça y est, je rêve

Que j’ouvre les paupières et que le jour se pointe
Et qu’c’est ton bras qui vient me faire une douce étreinte
Je t’aime encore, je t’aime encore…


Lynda Lemay