À cette heure-là les jeunots sont couchés !

Avant-propos très utile : Si vous êtes sans humour … passez votre chemin

C’est bien évidemment issu d’une lecture libre… Lien

Mon cul sur la commode

Le cul. C’est fou ce qu’on est faux-cul avec le cul. Quoi de plus méprisé et de plus prisé que le cul ? « Votre dos perd son nom avec si bonne grâce / Qu’on ne peut s’empêcher de lui donner raison » [1].

Pour un hommage immortel comme celui de Brassens, combien d’insultes et d’infamies ? Pour une caresse, un baiser, une langue amie, combien de coups de pied et de coups de bâton ?

On le dédaigne, on l’humilie, on le traite par la gaudriole. Ce sont les femmes qui en font les frais, la plupart du temps, parce qu’elles en jouent. Et les homosexuels, parce qu’ils en usent. Les autres, apparemment, s’en passent. Mais que savons-nous de cet astre qui « s’est fait un parti parmi les astronomes » [2] ?

Selon Jean-Luc Hennig, les fesses sont l’une des choses du monde les plus méconnues et les plus incompréhensibles. D’où son envie de les découvrir (si l’on peut dire) à travers le cinéma, la littérature, la peinture, la médecine légale ou la publicité. Publié avec succès en 1995, son livre, Brève histoire des fesses, avait été le prétexte d’une émission mémorable pieusement conservée entre deux rotondités jumelles.

« Ô, cher cul, étonnant chef-d’œuvre, quelle charmante beauté tu déploies quand on soulève le voile qui te couvre, on aperçoit des montagnes, des vallées, un bosquet au milieu et j’approuve les braves gens qui choisissent d’élire cet endroit pour leur demeure. »


À écouter :


Programmation musicale :

  1. Georges Brassens : Vénus callipyge  https://youtu.be/AGagfMF3f5I
  2. Jeanne Aubert : Sur la commode  https://youtu.be/W4ROpz0Pa7g

Les Frères Jacques : Les Fesses  https://youtu.be/ljbq8Kg1Mic


PAROLES – Georges Brassens : Vénus callipyge

Que jamais l’art abstrait, qui sévit maintenant
N’enlève à vos attraits ce volume étonnant
Au temps où les faux culs sont la majorité
Gloire à celui qui dit toute la vérité

Votre dos perd son nom avec si bonne grâce
Qu’on ne peut s’empêcher de lui donner raison
Que ne suis-je, madame, un poète de race
Pour dire à sa louange un immortel blason

En le voyant passer, j’en eus la chair de poule
Enfin, je vins au monde et, depuis, je lui voue
Un culte véritable et, quand je perds aux boules
En embrassant Fanny, je ne pense qu’à vous

Pour obtenir, madame, un galbe de cet ordre
Vous devez torturer les gens de votre entour
Donner aux couturiers bien du fil à retordre
Et vous devez crever votre dame d’atour

C’est le duc de Bordeaux qui s’en va, tête basse
Car il ressemble au mien comme deux gouttes d’eau
S’il ressemblait au vôtre, on dirait, quand il passe
 » C’est un joli garçon que le duc de Bordeaux ! « 

Ne faites aucun cas des jaloux qui professent
Que vous avez placé votre orgueil un peu bas
Que vous présumez trop, en somme de vos fesses
Et surtout, par faveur, ne vous asseyez pas

Laissez-les raconter qu’en sortant de calèche
La brise a fait voler votre robe et qu’on vit
Ecrite dans un cœur transpercé d’une flèche
Cette expression triviale :  » A Julot pour la vie « 

Laissez-les dire encor qu’à la cour d’Angleterre
Faisant la révérence aux souverains anglois
Vous êtes, patatras ! tombée assise à terre
La loi d’la pesanteur est dur’, mais c’est la loi

Nul ne peut aujourd’hui trépasser sans voir Naples
A l’assaut des chefs-d’oeuvre ils veulent tous courir
Mes ambitions à moi sont bien plus raisonnables:
Voir votre académie, madame, et puis mourir

Que jamais l’art abstrait, qui sévit maintenant
N’enlève à vos attraits ce volume étonnant
Au temps où les faux culs sont la majorité
Gloire à celui qui dit toute la vérité


Paroles Sur La Commode Jeanne Aubert

Certains se collent des pagnes
L’été pour prendre des bains,
D’autres vont à la montagne
Avec des tas d’bambins
Pour s’offrir des bains d’siège
D’autres vont se faire blanchir
Le derrière dans la neige
Histoire de s’rafraîchir

Pour éviter les frais,
Tout en suivant la mode,
Chez moi je prends le frais,
Le cul sur la commode
Pour éviter les frais,
Tout en suivant la mode,
Chez moi je prends le frais,
Le cul sur la commode
Le cul sur la commode

Les ceusses qui s’enquiquinent
Le soir après l’dîner
Se payent une mezzanine
Et s’en vont au ciné
Toute la soirée ils restent
Assis à digérer
Des navets indigestes
En salle réfrigérée

Pour éviter les frais,
Tout en suivant la mode,
Chez moi je prends le frais,
Le cul sur la commode
Pour éviter les frais,
Tout en suivant la mode,
Chez moi je prends le frais,
Le cul sur la commode
Le cul sur la commode

Pour tenter la fortune
Des gens ivres d’orgueil
S’en vont risquer leurs thunes
Chaque dimanche à Auteuil
Dans des cars ils s’entassent
Écrasés à demi
Puis ayant bu la tasse
Radinent sans un radis

Pour éviter les frais,
Tout en suivant la mode,
Chez moi je prends le frais,
Le cul sur la commode
Pour éviter les frais,
Tout en suivant la mode,
Chez moi je prends le frais,
Le cul sur la commode
Le cul sur la commode

Couplet patriotique :
Ma commode est française
C’est du « moderne ancien »
Les tiroirs sont Louis XVI
Les pieds républicains
Elle fit les barricades
Elle ne tient plus très bien
Mais bien qu’elle soit malade
Elle m’est sacrée j’y tiens !

Et si un jour on vient
M’la prendre, comme c’est la mode,
Je défendrai mon bien
Le cul sur la commode
Et si un jour on vient
M’la prendre, comme c’est la mode,
Je défendrai mon bien
Le cul sur la commode
Le cul sur la commode.


PAROLES – Les Fesses. Les Frères Jacques

Dans le cadre du marché commun agricole, j’aimerai vous entretenir d’un sujet qui me tient particulièrement à cœur…
                        Choeur: Les Fesses!
R: Qu’est ce que vous racontez là?
                        C: les fesses, les fesses, les fesses, les fesses!!!!
R: Êtes vous dont tombé si bas que ça?
                        C: oui!
R: Où çà?
                        C: Sur les fesses!
R: Je n’sais pas si vous avez remarqué, on dirait que depuis quelques années, tout ce dont on entend parler, c’est…
            C: les fesses, les fesses, les fesses, …!!!
R: y en a des rondes, y en a des plates, y en a des fermes, y en a des flasques,
                        C: les fesses, les fesses!
R: y en a des grosses, des p’tites carrées, y en a pour s’asseoir, d’autres pour s’amuser,
                        C: les fesses, …!!!
R: et y en a des basses, des déprimées, y en a d’la haute société,
                        C: les fesses, …!!!
R: et y en a des belles à regarder, y en a qui sont à évitées, mais qu’on les aimes, qu’on les aimes pas, si y en avait pas on s’rait pas là!
                        C: les fesses, …!!!
R: Bon, bah v’là une chose de réglée, hein. Si on leur parle pas de ça au moins une fois par jour, y a rien à tirer d’ces gaillards là! Passons à un aut’ sujet…
                        C: les fesses, les fesses…!!!
R: Vous allez tout de même pas recommencer?
                        C: les fesses, les fesses…!!!
R: vous seriez pas obsédés, des fois?
                        C: non!
R: alors où est ce qu’on s’envole?
                        C: Vers les fesses!
R: Y a-t-il rien qu’a ça qu’vous pensez?
                        C: oui!
R: n’y a-t-il pas autre chose que vous aimez?
                        C: non!
R: de quoi est-ce qu’on pourrait parler?
                        C: les fesses, les fesses…!!!
R: y en a des droites, y en a des larges, y en a même des qui sont en marge,
                        C: les fesses, …!!!
R: y en a qu’on aime, y en a qu’on tâte, y en a qui brûlent toutes les étapes,
                        C: les fesses, …!!!
R: y en a qui voudrait en avoir plus, d’autres qui parlent pas, mais c’est tout juste,
                        C: les fesses, …!!!
R: y a pour la ville, y a pour le sport, d’autres qui passent la douane sans passeport, mais qu’on les aimes, qu’on les aimes pas, si y en avait pas on s’rait pas là!
                        C: les fesses, …!!!
R: d’accord, arrêtez ça là, ça va faire hein! ça va bien cinq minutes, mais le monde en est écœuré des fesses! Aller, enlevez-moi ces idées de vos têtes et on en parle plus.
                        C: envoyons!!!
R: on a assez dit, on a assez vu, et si c’était que d’moi on en parlerai plus ! Là, je commence à en avoir plein…
                        C: les fesses, …!!!
R: y en a des mauves, y en a des roses, rien qu’à les voir, ça m’fait quelqu’chose,
                        C: les fesses, …!!!
R: y en a des dures, y en a des molles, y en a beaucoup de p’tites fofolles,
                        C: les fesses, …!!!
R: y en a vraiment de toutes les sortes, y en a qui tombes pour qu’on les portes,
                        C: les fesses, …!!!
R: y a des timides, des effrontées, d’autres qui vous regardent l’air étonnées, mais qu’on les aimes, qu’on les aimes pas, si y en avait pas on s’rait pas là!
                        C: les fesses, …!!!