Une embrouille de plus à Canal+

Pierre Menès un zig qui ne déparre pas dans la vitrine des condamnables-condamnés de l’équipe Bolloré-Canal+

Diffusé dimanche sur Canal+, le documentaire « Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste », de Marie Portolano, ancienne journaliste maison en partance pour M6, retrace plus de 40 ans de lutte pour la parité dans ce secteur très masculin, entre regards condescendants, remarques sur le physique, voire harcèlement.

De Nathalie Iannetta à Clémentine Sarlat en passant par Estelle Denis, de nombreuses journalistes ont témoigné au micro de la co-réalisatrice, elle-même victime d’agression sexuelle, de la part de Pierre Ménès.

Mais certaines séquences ont été censurées, notamment celles liées aux violences sexistes commises par le journaliste Pierre Ménès.

Journaliste sportive, c’est une vocation qui remonte à l’enfance pour Marie Portolano. Oui mais, dans le sport, les femmes sont fréquemment victimes de remarques et de gestes sexistes. Et cela vaut dans les vestiaires, mais aussi dans les rédactions.

Ce film, remarquable par la force des paroles et le courage des protagonistes, a vu certaines de ses séquences censurées par la direction des sports de Canal Plus, la même qui a œuvré au licenciement de Sébastien Thoen et maintient ses journalistes dans la terreur.

Marie Portolano, qui officie désormais sur M6, montre avec ce documentaire, même tronqué, qu’elle est une très grande journaliste.

Confronté à une pluie de réactions indignées sur les réseaux sociaux, avec plus de 55000 tweets affiliés au mot-clé #PierreMenesOut (vers 22h00), le chroniqueur a changé de ton dans la soirée. Se disant l’objet d’une « déferlante de haine », il a convenu qu’il ne l’avait « peut-être pas volé ».

Une autre vidéo montrant le chroniqueur embrasser de force la chroniqueuse Francesca Antoniotti dans l’émission « Touche pas à mon sport » sur D8 (ex C8), en 2016, a été exhumée.

Invitée lundi soir sur le plateau de TPMP aux côtés de Pierre Ménès la chroniqueuse a expliqué avoir vécu ce moment « comme une humiliation », plus que comme une agression sexuelle. Après la rediffusion de la séquence en question, Pierre Ménès a admis que « ces images sont scandaleuses ».

« Embrasser quelqu’un de force/par surprise, lui ‘attraper les fesses’… sur un plateau TV, dans les transports, au travail, quel que soit le contexte, il s’agit d’une agression sexuelle punie par la loi », a tweeté lundi Camille Chaize sur son compte de porte-parole du ministère de l’Intérieur.


Article composé à partir de nombreuses coupures de différentes origines. MC