La situation est grave.

Très grave.

Une personne est admise en réanimation toutes les… quatre minutes ! Oui, toutes les quatre minutes.

300 à 400 personnes décèdent chaque jour.

  • Sécheresse de ces chiffres !

Comment cette troisième vague de la pandémie a-t-elle pu s’abattre sur le pays avec tant de violence, sans anticipation du pouvoir ?

Souvenons-nous, début février, de la volte-face de M. Macron opposant son « intuition » qu’il ne fallait pas confiner, aux avis des scientifiques et des comités qu’il a pourtant lui-même créés(scientifique, de défense, etc.).

  • Que reste-t-il au monarque présidentiel une fois gagée son « intuition » ou son « intime conviction » contre les avis de ceux qu’il a lui-même mandatés ?

Rien, cette intuition s’avère erronée, coûtant au pays un rebond épidémique et des milliers de nouveaux morts.

Voilà toute la perversité du présidentialisme exacerbé: contraint à jouer au père de la Nation, le président cherche par tous les moyens à mettre en scène sa toute puissance, même quand les évènements lui échappent.

  • Le pourrissement institutionnel de la Ve République tourne à la tragédie.

La personnalisation extrême du pouvoir, le piétinement des prérogatives parlementaires, l’absence de débats et de décisions collectives conduisent le pays à la catastrophe. Les citoyens sont suspendus, non plus à la parole du président qui se raréfie, mais à ses doutes et atermoiements distillés au compte-goutte et dont rend compte le premier ministre à jours et horaires réguliers.

  • La communication présidentielle se résume désormais aux fuites organisées, dans la presse et sur les réseaux sociaux, des pensées et des confidences du président…

Ce libéral-populisme d’essence bonapartiste est meurtrier [on comprend mieux la volonté élyséenne d’honorer le 15 août les 250 ans de la naissance de Napoléon Bonaparte (1)].

  • La France avance désormais vers le seuil des 100 000 morts, avec un ratio décès/population qui n’a rien à envier au Brésil de Bolsonaro.

La stratégie de tests est laissée au bon vouloir des collectivités locales et des pharmacies, mais sans traçage, et avec un isolement bien trop tardif pour éviter les contaminations en chaîne.

La politique vaccinale confine au fiasco, soumise à une Union européenne elle-même assujettie au bon vouloir des laboratoires et de leurs actionnaires dont le souci n’est pas la santé humaine ou animale mais la santé des dividendes des actionnaires-propriétaires.

Même les cadences de production avec l’organisation des pénuries ou de livraisons au compte-goutte visent cet objectif.

Profitant de la tétanie pandémique  de la population, le gouvernement en profite pour avancer son agenda de « réformes ».

  • Le nombre de lits en réanimation baisse à mesure que l’épidémie s’accélère. Aucun moratoire n’a été envisagé sur les fermetures programmées d’hôpitaux.

En Ile-de-France où la situation est extrêmement critique, les capacités d’accueil en réanimation ont baissée de 30%, de 2400 à 1700 places depuis les débuts de l’épidémie, alors que des hôpitaux restent désespérément vides de lits !

« L’union nationale » décrétée par le Président sert ainsi d’anesthésiant et de paravent à la restructuration accélérée du secteur hospitalier, au nom de la baisse de la dépense publique exigée par les institutions financières et politiques.


Article réalisé d’après plusieurs sources fiables.


1)         Napoléon Bonaparte (auto sacrée empereur), celui qui s’ingénie à des conquêtes militaires et plaçant sur les trônes des états conquis des membres de sa famille répartissant la gestion de l’État à ses affidés, auteur des lois napoléoniennes qui avait glissé rabaissaient le rôle de la femme conquis lors de la révolution de 89, réglementait la société en caste… voilà en quelques mots ce que l’Emmanuel de service va honorer le 15 août 2021… Veut-il lui ressembler, laisser une « trace » historique dans l’histoire de France ?