Poursuite du foutage de gueule !

Face à l’incompétence organisationnelle et fonction de l’urgence sanitaire, ils en sont réduits à masquer par une communication agressive, des années de restrictions budgétaires en matière de recherche, d’équipement en matériel et personnel dans les hôpitaux, de nier la dégradation des services de santé notamment en ruralité, d’avoir organisé le manque de médecins et spécialistes par un numerus clausus inadapté aux problèmes actuels, d’avoir laissé partir des brevets, etc.

Les voilà (le gouvernement et Jupiter a sa tête) à tenter de reporter l’inefficacité de leurs multiples incompétences en désignant les Français comme étant des incapables de prendre la gravité en compte, d’être responsables de l’expansion de la pandémie, alors que ce gouvernement n’a rien fait avec un minimum de logique pour une vraie protection sanitaire à l’échelle du pays, et ce depuis plus d’un an maintenant.

Après avoir encensé le personnel soignant, il est maintenant désigné comme vecteur aidant à rependre la maladie… voyez, elles, ils ne veulent pas se faire vacciner… À cause du non-respect des mesures sanitaires il faut déprogrammer 40% des opération chirurgicales prévues… Les restaurants, les salles de spectacles, les lieux sportifs, sont fermés parce que vous les Français ne respectez pas les gestes barrières… Tout y passe, vive l’infantilisation, Français z’êtes tellement incultes !

Nous, le gouvernement, avons fait et faisons si, si c’est moi le sosie de, De Funès Castex qui vous le dit, oui nous avons fait tout comme il faut, c’est vous les Français qui n’écoutez pas… MC

Dessin de Lefred Thouron – Le Canard – 10/03/2021
Dessin de Diego Aranega – Le Canard – 10/03/2021

Dernière connerie avant la prochaine…

Bamlanivimab. La face cachée du traitement « miracle » de Macron

Le bamlanivimab, ce médicament coûteux et à l’efficacité très incertaine du laboratoire Eli Lilly, autorisé par la France dans le traitement des formes graves du Covid-19, soulève des interrogations. Pari sanitaire ou démonstration politique ?

L’annonce est tombée comme un cheveu sur la soupe, le 25 février 2021, lors du point presse d’Olivier Véran. La France dispose d’un nouvel allié dans la bataille menée contre le Covid-19 : le bamlanivimab, chantante appellation désignant un anticorps de synthèse produit par le laboratoire américain Eli Lilly et autorisé temporairement par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

« Quelque 83 centres hospitaliers ont déjà reçu des milliers de ce traitement », s’enthousiasmait le ministre de la Santé, sans donner plus de précision.

Soudaines, ces annonces ont suscité la controverse. Décryptage

1. Un traitement qui ne fonctionne pas ?

Indiqué pour « le traitement des formes symptomatiques légères à modérées de Covid-19 », d’après la note de la Direction générale de la santé (DGS) qui accompagne l’autorisation temporaire d’utilisation (ATU), le bamlanivimab doit être administré dans un  « délai maximal de cinq jours après le début des symptômes ».

Réservé aux patients de plus de 80 ans particulièrement à risques (dialysés, greffés du rein, sous chimiothérapie…), il serait censé prévenir des formes graves et des hospitalisations.

Mais, très vite, des voix sceptiques s’élèvent. Le 28 février, l’association citoyenne Citizen4Science souligne le « manque d’éléments probants », selon les termes de sa présidente Fabienne Pinson, concernant l’efficacité du bamlanivimab. Elle est rapidement suivie par la Société française de pharmacologie et de thérapeutique (SFPT) qui souligne, elle aussi, le peu de solidité des résultats des essais cliniques de phase 2 lorsque l’anticorps est administré seul et non en cocktail avec d’autres anticorps monoclonaux.

« Une étude montre des résultats encourageants avec une baisse de la charge virale, mais une autre ne trouve cela que quand l’anticorps est associé à un deuxième anticorps », a étayé Xavier de Lamballerie, virologue, lors d’une conférence de presse de l’ANRS (Agence nationale de recherche sur le sida)/Maladies infectieuses, chargée de constituer une cohorte de patients pour suivre et accompagner l’ATU du bamlanivimab.

 […]

2. Une décision très politique ?

« Je ne comprends pas pourquoi on doit l’utiliser, on sait que ça ne marche pas seul », confie une source hospitalière. Selon elle, sur ce traitement, le gouvernement fait un pari « politique, pour montrer qu’il fait quelque chose ». Une opinion partagée par Fabienne Pinson, qui fustige « un chef de l’État qui se prend pour un scientifique » ! Selon des informations du journal le Monde, les commandes de bamlanivimab seraient « le fruit de réunions sur les traitements présidés (…) par Emmanuel Macron ».

Enfin, des soupçons de conflits d’intérêts pèsent sur la décision de l’exécutif. Certains observateurs n’ont en effet pas manqué de pointer que Béatrice Cazeneuve, membre du comité de direction de Lilly France et en charge de « l’accès national et régional des nouveaux produits », est également l’épouse du député LaREM du Gers, Jean-René Cazeneuve. Ses deux fils sont des conseillers proches du pouvoir macroniste. Contacté par Libération, le laboratoire a assuré que « Béatrice Cazeneuve n’a pas été impliquée dans les discussions relatives à cette autorisation et plus largement sur le dossier bamlanivimab ».

3. Un cofinancement par le contribuable américain

Autre aspect qui interroge : un coût non négligeable. La France aurait déjà acquis 100 000 doses pour un prix supérieur à 1 700 euros l’unité.

 […]

4. Une production française et des profits en vue

Malgré un prix encore dissuasif, qui s’ajoute à une efficacité plus que discutée, le carnet de commandes d’Eli Lilly se remplit. Pour produire les centaines de milliers de doses récemment achetées par la France ou encore l’Allemagne, le groupe s’appuie, entre autres, sur son usine française.  […]


Juliette Barot – Lola Scandella – Source (Extrait)