Terriblement noir!

Comment synthétiser le livre de Rouchon-Borie titré « Le Démon de la colline aux loups » autrement qu’en avertissant tous les lectrices-lecteurs : c’est noir … de chez noir !

L’auteur à 44 ans, journaliste au « Télégramme » (quotidien régional français de Bretagne). Il est spécialiste de la chronique d’affaires judiciaires. « Le démon de la colline aux Loups » est son premier roman.

L’écriture : le personnage central du roman s’exprime avec des phrases et des mots les plus primaires résultant d’une inculture généralisée y compris scolaire, vivant avec frères et sœurs dans le plus grand dénouement possible, une situation pratiquement inimaginable dans des pays européanisés.

Le roman. Nous vous le disions au début le récit est construit à l’aune de la noirceur du monde qui nous entoure. De quoi « rendre » pessimistes les plus optimistes lectrices-lecteurs.

Alors pourquoi lire un livre aussi déprimant que possible… parce qu’il décrit, pas à pas, l’engrenage de l’ignominie humaine dans un monde, heureusement très restreint, mais qui existe.


Extrait du chapitre I

            Mon père disait ça se passe toujours comme ça à la colline au loup et ça s’était passé comme ça pour lui et pour nous aussi. Maintenant je sais que ça s’est arrêté pour de bon. La colline au loup c’est là que j’ai grandi et c’est ça que je vais vous raconter. Même si c’est pas une belle histoire c’est la mienne c’est comme ça.

            La colline au loup j’aime pas en parler d’habitude. Le démon est né là et c’est là qu’il m’a pris. Mais si je devais taire tout ça à jamais j’aurais l’impression qu’il a volé mon âme pour de bon et bien plus encore mon histoire. J’espère que vous saurez vous montrer miséricordieux ou quelque chose comme ça parce que j’ai un parlement qui est à moi et pendant tout ce temps ces mots c’était ma façon d’être moi et pas un autre. Et comme j’ai pas fait l’école longtemps à cause du père, du démon, de la mère et des autres, il manque des cases dans mon entendement des choses.