Pire qu’une pandémie, la vérole Le Pen …

La réalité, des faits avérer, rien que des faits vérifiés alignés !

Le duel annoncé pour le second tour de la présidentielle de 2022, tout le monde y pense en se rasant : selon le dernier sondage, Marine Le Pen arriverait à 48 %, face à Emmanuel Macron et son petit 52 %…

  • Qui est-elle ?
  • Qui est l’héritière de ce complet boxon ?
  • Veut-elle comme son père, la mort de l’étranger ?
  • Ou plus banalement, n’a-t-elle pas bâti un parti populiste de droite de plus, façon Salvini l’Italien, Orbân le Hongrois ?

Pour préparer le terrain, la présidente du Rassemblement national vient de lancer un nouveau site Internet, modestement baptisé « M l’avenir ». C’est donc le moment ou jamais de se rappeler que le RN, ça n’est jamais que le nouveau nom du Front national.

Ça commençait bien mal. Le Front national, au début, c’était le FNUF, le Front national pour l’unité française. On est en 1972, et le Front est créé par de petites frappes fascistes venues du mouvement Occident, qui abritait gentiment de futurs responsables de droite comme Alain Madelin, Gérard Longuet ou Patrick Devedjian.

Mais tout est affaire d’alchimie, et il manquait encore deux ingrédients au moins : Le Pen lui-même, déjà vieux cheval de retour des aventures politiques (Poujade, la guerre d’Algérie, Tixier Vignancour) et une brochette de vieilles ordures.

Citons dans le désordre l’ancien milicien (la police politique et militaire de Vichy – François Brigneau ; l’ancien milicien Roland Gaucher, qui demandait en 1943 à Pétain de « dresser des listes d’otages et des poteaux d’exécution » ; enfin Léon Gaultier, ancien Untersturm-führer SS, fier combattant sous l’uniforme allemand).

Le Pen est alors un nain borgne. Où a-t-il perdu son œil ? Bagarre politique, comme il laissera dire ? Il reconnaîtra en 2018 la vérité : il a essayé d’enfoncer une sardine métallique dans un calicot, et elle lui a sauté au visage.

Mais à part cela, Le Pen s’emmerde. Il a fondé la maison d’édition Serp avec son vieux pote nazi Gaultier, édite de belles chansons du temps jadis (Horst Wessel Lied) des discours de Goebbels ou de Pierre Laval. Il s’emmerde.

En 1974, il se présente à la présidentielle avec son beau bandeau gris sur l’œil (sa femme, Pierrette, et ses trois filles posent pour la télé), et déclare : « Moi, je croyais à la plus grande France [authentique] ». Il se ramasse 0,75 % des voix. Il ne le sait pas, mais il a encore dix ans de solitude devant lui.

En attendant, on sait s’amuser, chez les nazis.

Le 2 novembre 1976, une énorme bombe détruit une bonne partie de l’immeuble où vit Le Pen. Douze appartements sont dévastés. Il en sort indemne et déclare au JT : « Je ne peux relier cela qu’à notre congrès, dont le thème était justement : « La sécurité des Français et la lutte contre le crime » [authentique]. »

Le 18 mars 1978, le numéro 2 du Front d’alors, François Duprat, explose avec sa bagnole, et meurt. Qui ? pourquoi ? Mystère.

Duprat était ce charmant garçon qui voulait réhabiliter le criminel de guerre nazi Joachim Peiper, qu’il présentait comme « un soldat irréprochable ».

Entre-temps, Le Pen a hérité de la grande fortune d’un certain Lambert, mort à 42 ans dans des circonstances glauques. Le testament sera contesté, puis confirmé. Le Pen vogue désormais vers les succès électoraux.

Certes, il ne peut se présenter à la présidentielle de 1981, mais les municipales de 1983 changent tout. Pour la première fois, le Front marque des points, souvent en alliance avec des listes de droite classique.

À Dreux, une liste FN-RPR gagne contre la maire socialo.

La télé va lui donner un joli coup de pouce en l’invitant à « L’Heure de vérité » en février 1984, alors qu’il ne pèse encore rien. Deux heures. Il n’a plus de bandeau, et il va cartonner aux européennes de juin 1984: 10,9 %.

C’est parti pour des décennies de dégueulis verbaux, d’attaques racistes, de jeux de mots antisémites, de clins d’œil aux nostalgiques de Vichy et des fascismes. Il déclare par exemple, en 1987, que les chambres à gaz sont « un point de détail de l’histoire de la Deuxième Guerre mondiale », et l’année suivante, se moquant du ministre Michel Durafour, lâche : « Durafour crématoire ». Très drôle.

En 1987 toujours, le drame : Pierrette, sa femme, pose pour Playboy en soubrette, plus qu’à moitié à poil. Deux ans plus tôt, elle s’était cassée avec un jules, fasciste lui aussi, et Le Pen ne voulait pas lui donner de pension, déclarant imprudemment : « Si elle a besoin d’argent, elle n’a qu’à faire des ménages. »

Veut-il le pouvoir ? Beaucoup en doutent, qui voient surtout l’histrion, heureux d’attirer les haines et les regards. Dans les coulisses, Bruno Mégret, devenu le numéro 2 en 1988, chantonne un autre air, car il attend la victoire.

Le nigaud n’a pas compris grand-chose et pense s’emparer du parti parce qu’il a convaincu ses cadres. Il se rebelle. Le Pen se lâche, parle de « pu-putsch » et raille celui qu’il appelle « Naboléon », ajoutant : « Il ne suffit pas de monter sur un escabeau pour être un grand homme. » Mégret mesure 1,64 m.

Après avoir foutu la trouille à plus d’un à la présidentielle de 2002 (il parvient au second tour face à Chirac), il décline gentiment et se fait lourder du parti en 2015 par sa fille Marine-Cruella. La fille, justement, la vieille garde du papa (Gollnisch, le journal Rivarol, les Ménard) l’accuse de vouloir coucher à gauche. La faute à Florian Philippot, ex-chevènementiste qu’elle fait monter dans l’appareil avant de le liquider. Le gars est gay, et dans une dernière saillie (quoique) le vieux Le Pen l’appelle « Philippote ».

  • Résumons l’essentiel : Marine Le Pen à l’Élysée, jamais !

À L’ÉLYSÉE, JAMAIS !


D’après un article de Fabrice Nicolino – Charlie Hebdo – 10/02/2021


De l’administrateur de ce blog … à tous nos lectrices – lecteurs.

En postant l’article ci-dessus nous sortons du cadre que nous nous étions fixés avec ce blog, nous sommes conscients de prendre une position politique qui pourra déplaire, concernant les futures élections 2021-2022 à venir.

Qu’elles soient départementales, régionales, ou pour la prochaine présidentielle, nous pensons qu’il y en a assez de tous ces programmes politiques consacrant ce « libéralisme », appauvrissant, paupérisant, méprisant les structures et avancées sociales de la classe salariale, des retraités, de la santé, de l’éducation, de la justice, de la laïcité, des divers services publics …

Le RN de Marine, comme LR-EM de Macron, comme d’autres organisations politiques dont le crédo est le libéralisme, n’entendent que faire le nid d’un certain nombre de parvenus, dirigeants de grosses entreprises (le plus souvent international – facilitant d’autant les décentralisations et conséquemment, vectrices de chômage) et de quelques milliardaires et actionnaires avides de grossir leur bas de laine.

Tout autre vision sociétale respectant l’humain dans son Intégrité, son équité, respectant et rémunérant son travail au juste prix – celui permettant de vivre décemment – est à trouver (retrouver) dans un programme élaborer donnant à chaque Française et Français une possibilité d’évolution significative de par -ou grâce- à son activité professionnelle, en matière de pouvoir d’achat, de logement, d’éducation, de soins, de retraite, etc.

C’est ainsi qu’il nous faut regarder de près et analyser les programmes des futures élections, quelles qu’elles soient (et à quelques niveaux qu’elles soient), pour porter dans les urnes les choix correspondant à une vraie évolution sociétale, celui permettant un bien vivre ensemble solidairement. Reste à convaincre les abstentionnistes qui, refusant de s’impliquer, font élire des « baltringues » ne représentant pas la majorité des Français (cas de Macron en 2017 !).

MC