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Une jeune femme poétesse prometteuse


On s’éveillera

Quand les fleurs des jardins ne repousseront plus
Quand il n’y aura plus rien que des souvenirs perdus
Quand les éclats de bombes étoufferont les cris
De nos enfants qui tombent pour des guerres de patries
À part des larmes au creux des cils, que nous restera t-il ?
Et les regrets du temps d’avril, que nous restera t-il ?

Peut-être qu’il restera toi peut-être qu’il restera moi
Quand le printemps reviendra, alors je sais qu’on s’éveillera

Peut-être qu’il restera toi peut-être qu’il restera moi
De nouveau les roses pourront éclore, je sais qu’on s’éveillera

Quand plus rien n’sera grave, plus rien ne sera choquant
Ni les enfants esclaves, ni ces femmes que l’on vend
Et quand, même les croyances ne s’ront plus qu’un moyen
De couvrir les violences en s’endormant serein
À part des larmes un peu faciles, que nous restera t-il ?

Et les sanglots du mois d’avril, que nous restera t-il ?

Peut-être qu’il restera toi peut-être qu’il restera moi
Quand le printemps reviendra, alors je sais qu’on s’éveillera
Peut-être qu’il restera toi peut-être qu’il restera moi
De nouveau les roses pourront éclore, je sais qu’on s’éveillera


Quand on regardera plus loin que notre propre gueule
On verra qu’on n’est rien, sans les autres on est seul
Peut-être qu’il restera toi peut-être qu’il restera moi
Quand le printemps reviendra, alors je sais qu’on s’éveillera

Peut-être qu’il restera toi peut-être qu’il restera moi
Quand le printemps reviendra, alors je sais qu’on s’éveillera
Peut-être qu’il restera toi peut-être qu’il restera moi
De nouveau les roses pourront éclore, je sais qu’on s’éveillera


Barbara Pravi