Laissés-pour-compte

A cause de cette pandémie, sale temps pour les étudiants, les apprentis à la recherche d’un premier emploi, ou un petit boulot permettant de survivre … Ils sont les laissés pour compte du gouvernement et demain auront du mal a s’insérer encore plus que d’habitude … dans cette fourmilière ou seuls sont à l’aise et cajolés par le gouvernement les quelques possédants s’enrichissent de cet événement dramatique mondialisé.

Ils ont 20 ans, et plus personne n’oserait leur dire que c’est, en 2021, le plus bel âge de la vie. Après la défenestration d’un étudiant à Jean-Moulin Lyon-III, le président de l’université a dressé un tableau sans complaisance de la crise sanitaire : « La fermeture des universités, les cours à distance, l’arrêt des activités sportives, culturelles et festives, ont favorisé l’isolement et la détresse psychologique. La situation économique a précipité les plus fragiles dans la précarité ». Le gouvernement tente de colmater les brèches: de petits groupes de dix élèves «en fragilité» se voient autorisés à reprendre les cours en présentiel, et les première année, qui pourront bientôt assister à des travaux dirigés par demi-groupes, compteront sur vingt mille étudiants de troisième cycle recrutés pour faire office de tuteurs…

  • Mais les cent cinquante mille jeunes qui ont perdu leur job étudiant et ne savent plus comment financer leurs études?
  • Et les 20 % de la population étudiante qui vivent sous le seuil de pauvreté?
  • Était-il impossible de les faire bénéficier du fonds de solidarité mis en place pour les commerçants, artisans, professions libérales ?
  • Ou du moins d’offrir un repas à emporter à ceux qui trouvent porte close dans les restaurants universitaires?
  • De maintenir les bibliothèques ouvertes en respectant les règles sanitaires des open spaces d’entreprises?

L’erreur serait de croire que tout reviendra à la normale après la crise Covid, car elle n’est pas la cause de l’immense malaise étudiant, elle en est le révélateur et l’amplificateur. L’implantation hors la ville de la plupart des universités masque l’urgence: « Investir massivement dans l’enseignement supérieur », comme le demande l’intersyndicale étudiante qui appelle à la grève le 26 janvier


Vincent Remy. Télérama – 20/01/2021