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Les réseaux sociaux ont des défauts, celui d’abriter des blogueuses-blogueurs doté-e-s de moralité douteuses. Haine, conspirationnisme, relais ou/et diffusion de fausses affirmations, etc … ont droit de se rependre avec le plus souvent l’aval des diffuseurs … qui au passage, en profitent pour vendre de l’espace publicitaire ou des adresses IP a des politiques ou des états. Pour autant la censure doit s’exercer par les lectrices-lecteurs et non par une/des loi-s arbitraire-s. MC

Y a plus moyen d’être tranquille. Même pour un divertissement rococo comme « Miss France », où des jeunes filles balancent des phrases sucrées à souhait comme « Croyez en vos rêves ! », il a fallu que des tarés déboulent sur Internet et déversent leurs poubelles d’injures antisémites.

Parce que, oui, on en est encore là, et pas qu’un peu… Samedi soir (19/12) sur TF1,  il a suffi que Miss Provence évoque ses origines « italo-israéliennes » pour ouvrir des bennes entières.

Dans la soirée, selon la plateforme de veille Visibrain, près de 40.000 tweets ont cité à la fois « Miss Provence » et « Israël » (Huffington Post, 21/12). Bon courage au parquet de Paris, qui a ouvert une enquête, pour retrouver tous les auteurs des tweets antisémites…

Sur le papier, ce n’est pas toujours si compliqué. Même planqué derrière un pseudo, l’auteur de propos haineux peut souvent être retrouvé grâce à son adresse IP. A condition que les flics se donnent la peine de chercher, et que le site Internet coopère…

Or le principal intéressé excelle en la matière. « Aujourd’hui, Twitter ne prend même pas la peine de communiquer les adresses IP », s’offusque l’avocat Eric Morain, dans « Le Figaro » (21/12).

Et de citer l’exemple du père d’une victime du Bataclan, Georges Salines, qui a vu sa plainte pour cyber-harcèlement classée sans suite après cette explication des flics : « En l’absence de toute réponse aux réquisitions adressées à la société Twitter, (…) la brigade de répression de la délinquance contre la personne n’a pas été en mesure d’identifier les titulaires des comptes visés. »

Y a plus qu’à dénoncer Twitter sur Twitter…


L’ UFAL exprime sa colère et son profond dégoût à la suite des ignominies antisémites qui ont déferlé sur les réseaux sociaux envers April Benayoum à l’occasion du concours « Miss France ».

Les injures à caractère raciste et les provocations à la haine raciale sont punies par la loi : l’UFAL espère que les auteurs des faits seront sévèrement sanctionnés et que Madame April Benayoum pourra continuer à concourir pour représenter la France sans essuyer de nouvelles abjections lâches et viles qui ne font que souiller l’image de la France à l’heure où nous devrions être tous solidaires.

Comme l’écrit Guy Konopnicki : « L’antisémitisme n’est jamais anodin, et les ignominies proférées à l’encontre d’April Benayoum n’ont rien d’anecdotique. Le climat délétère de ces derniers mois n’arrange rien. Les réseaux diffusent chaque jour des messages haineux, adressés aux personnalités les plus diverses. Derrière, il y a bien un vivier de l’antisémitisme, nourri de complaisances idéologiques et politiques, et de compassion pour le lumpenprolétariat. »