Délire ou fantasme …

 Ton regard oblique 
 En rien n'est lubrique 
 Ta maman t'a trop fessé 
 Ton goût du revers 
 N'a rien de pervers 
 Et ton bébé n'est pas fâché 
 
 Ton Kamasutra 
 A bien cent ans d'âge 
 Mon Dieu que c'est démodé 
 Le nec plus ultra 
 En ce paysage 
 C'est d'aimer les deux cotés 
 
 Ta majesté 
 Jamais ne te déplaces ! 
 Sans ton petit oreiller 
 A jamais je suis 
 Ton unique classe 
 Tout n'est que prix à payer 
 
 Tu fais des Ah ! des Oh ! 
 Derrière ton ouvrage 
 Quand mon petit pantalon 
 Debout et de dos 
 Sans perdre courage 
 Dénude tes obsessions 
 
 Tu t'entêtes à te foutre de tout 
 Mais pourvu qu'elles soient douces 
 D'un poète tu n'as que la lune en tête 
 Des mes rondeurs tu es K.O. ! 
 Tu t'entêtes à te foutre de tout 
 Mais pourvu qu'elles soient douces 
 D'un esthète tu n'as gardé qu'un "air bête"... 
 Tout est beau si c'est "Vue de dos" ! 
 
 OK ! 
 Prose ou poésie 
 Tout n'est que prétexte 
 Pas la peine de t'excuser 
 Muse ou égérie 
 Mes petits fesses 
 Ne cessent de t'inspirer 
 
 Je fais de Ah ! des Oh ! 
 Jamais ne me lasse 
 Par amour pour un toqué 
 Ne faut-il pas que 
 Jeunesse se passe 
 A quoi bon se bousculer ? 

Autrice Mylène Farmer – Paroles de « Pourvu qu’elles soient douces ».