L’absence

 Qu'elle est lourde à porter l'absence de l'ami
 L'ami qui tous les soirs venait à cette table
 Et qui ne viendra plus, la mort est misérable
 Qui poignarde le coeur et qui te déconstruit
 
 Il avait dit un jour: lorsque je m'en irai
 Vers les lointains pays au-delà de la terre
 Vous ne pleurerez pas, vous lèverez vos verres
 Et vous boirez pour moi à mon éternité
 
 Dans le creux de mes nuits, pourtant, je voudrais bien
 Boire à son souvenir pour lui rester fidèle
 Mais j'ai trop de chagrin et sa voix qui m'appelle
 Se plante comme un clou dans le creux de ma main
 
 Alors je reste là, au bord de mon passé
 Silencieux et vaincu, pendant que sa voix passe
 Et j'écoute la vie s'installer à sa place
 Sa place qui pourtant demeure abandonnée
 
 La vie de chaque jour aux minuscules joies
 Veut remplir à tout prix le vide de l'absence
 Mais elle ne pourra pas, avec ses manigances
 Me prendre mon ami pour la seconde fois
 
 Qu'elle est lourde à porter l'absence de l'ami

Un texte de Louis Amade – Musique Gilbert Bécaud


A titre personnel je n’aime pas l’interprétation de Bécaud … que cela n’empêche personne de l’entendre : https://youtu.be/XneG7mi39xY