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… JM Blanquer , ne pas être au courant, ni avoir intrigué d’une quelconque manière auprès du syndicat étudiant « Avenir Lycéen » déposé selon la loi associative de 1901 pourtant élaboré-piloté depuis le ministère de l’éducation nationale … et subventionné par le-dit ministère avec l’argent public. Voir notre article du Nov 2020

Difficile de faire plus clair. Dans un long courriel daté du 25 juillet 2020, le délégué national à la vie lycéenne (DNVL), Christophe Brunelle, a été informé, jusque dans les moindres détails, des malversations présumées alors en cours au sein du syndicat pro-Blanquer, Avenir Lycéen, selon une nouvelle enquête de Mediapart, alors que Libération révèle de nouveaux témoignages

Le courriel du 25 juillet 2020 annonçait pourtant, dans les grandes lignes, tout du scandale à venir, qui a débouché sur l’ouverture d’une enquête interne au ministère, les plaintes pénales de plusieurs organisations lycéennes, et pour lequel une partie de l’opposition réclame désormais la création d’une commission d’enquête parlementaire.

Le message à l’attention du DNVL, tour de contrôle de Jean-Michel Blanquer auprès des organisations syndicales, a été rédigé par un ancien membre d’Avenir Lycéen, qui a pris soin de mettre plusieurs personnes en copie. Contacté par Mediapart, le jeune homme a confirmé être l’auteur de cet écrit, dans lequel il explique « avec gravité » à Christophe Brunelle, membre de LREM qu’il connaît bien et tutoie, qu’il lui « est impossible de garder les informations dont [il a] connaissance » pour lui.

Le militant ne tourne pas autour du pot : en introduction de son message, il déclare clairement être « au regret de t’informer que l’ensemble des fonds versés en 2019 n’ont servi et ne cessent de servir qu’à la couverture de frais de fonctionnement […] Nous sommes donc bien loin d’un investissement financier direct pour des projets touchant directement les lycéens », déplore-t-il.

Le militant, qui n’a pas de fonction exécutive dans le syndicat mais est témoin des dérives, précise ensuite l’objet de ses soupçons : « En effet, il est important de noter que les diverses rencontres ne sont pas des journées de travail acharnées (sic), mais se révèlent être au contraire des moments de convivialité entre amis au sein d’Avenir Lycéen. »


Antton Rouget. Médiapart. Titre original : « Malversations dans le syndicat lycéen pro-Blanquer: les preuves que le ministère savait ». Source (Extrait)


Selon HuffingtonPost

L’un des trois co-fondateurs d’Avenir Lycéen s’est exprimé via un communiqué de presse ce samedi 21 novembre 2020, affirmant que le syndicat n’a jamais été téléguidé par le ministère de l’Éducation nationale ou manipulé par qui que ce soit. Ce texte fait suite à de nouvelles révélations faites par « Libération » sur ce mouvement.

« Personne ne nous a manipulés. À aucun moment quiconque au ministère de l’Éducation nationale n’a ‘utilisé’ notre mouvement. À aucun moment notre association n’a été utilisée à des fins politiques », écrit Nathan Monteux, qui se présente comme un ancien élu d’une instance lycéenne. « Comme jeunes engagés, nous refusons d’être pris en otage par les opposants à la politique du ministère de l’Éducation nationale à des fins purement électoralistes », martèle-t-il.


Source. (Extrait).


Note de l’administrateur (qui comme d’habitude n’engage que lui) : Rappelons en tout premier que le budget du ministère de l’éducation nationale est un des plus importants en dotation et qu’il n’est autre que la répartition par l’État, des deniers publics. En second : la construction de ce syndicat (émanant), promulgué, par la volonté du ministère de l’éducation nationale, dirigé par Jean-Michel Blanquer, ne peut être perçu par l’opinion publique que comme la construction d’un contre-pouvoir destiné à disloquer les syndicats étudiants existants, d’une part, d’autre part, le fait que ce ministère est octroyé des subventions à une association loi 1901 prélevées sur une partie du budget du ministère, est juridiquement répréhensible … et doit l’être à ce titre. MC