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… il ne laisse que de la M… partout autant dans son pays que dans le monde … adieu sans regret … et surtout que ses émules disparaissent … emportés dans un même mouvement raisonné électoraliste et populaire. MC

C’est Donald Trump lançant lors d’un point presse, le 23 avril 2020, que le virus disparaîtrait au printemps, ou préconisant de s’injecter de l’eau de javel pour se prémunir contre le Covid-19. « Je vois le désinfectant qui vient à bout du virus en une minute, a-t-il affirmé face à de nombreux médecins. Il y a peut-être un moyen de se l’injecter dans le corps ».

Au 3 juillet 2020 les États-Unis comptaient 2.739.879 cas de contamination et 129.891 décès. Un record mondial.

On peut qualifier de grotesque Donald Trump, dans la mesure où il transcende les usages politiques, bouleverse les formes et les rituels institutionnels, se joue des affiliations idéologiques et ne semble relever que de lui même, de cette force obscure qui ne vise pas à instituer, mais à désinstituer le pouvoir politique.

Donald Trump a lancé un défi au système démocratique non pour le réformer ou le transformer, mais pour le ridiculiser. Un discrédit qui vise les choses politiques, sa langue de bois, ses parties traditionnelles, ses formes, ses rituels. Trump est une figure du trash de luxe qui triomphe sous le signe du vulgaire, du scatologique et de la dérision. Il en incarne une sorte d’idéal type, le plouc revêtu d’une patine de notoriété.


Extrait du livre « La tyrannie des bouffons » – Christian Salmon


Dessin de Diem – Charlie hebdo. 18/11/2020