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Lactalis et son patron Emmanuel Besnier, n’avait pas digéré un article du « Canard (9/1/19) détaillant les découvertes des enquêteurs dans l’affaire des laits en poudre pour nourrissons contaminés à la salmonelle …

… Lactalis avait alors attaqué le Palmipède pour atteinte à la présomption d’innocence. Le 28 octobre, la justice l’a débouté. Fin d’un mois difficile pour le numéro un mondial du yaourt…

Car treize jours plus tôt, à Nantes, son pédégé, Emmanuel Besnier, a été cuisiné douze heures durant par les gendarmes. Il a affiché l’innocence d’un agneau de lait.

Quand on lui rappelle que l’usine incriminée a déjà, par le passé, été le théâtre de contaminations à la salmonelle sans que les pouvoirs pu­blics en soient avertis, Besnier rétorque qu’« il n’y a pas d’obligation à communiquer ».

Dans la yaourtière

Même en cas de crise sanitaire ?

Puis les pandores s’étonnent qu’entre juillet et septembre 2017 (avant l’alerte lancée par Santé publique France, début décembre 2017) quatre parents de nourrissons, tombés malades après avoir biberonné du lait en poudre, aient alerté le service consommateurs de Lactalis sans que le groupe réagisse.

Emmanuel Besnier jure qu’il n’a « jamais eu connaissance de réclamations concernant la salmonelle ».

Ce PDG sous informé et ne peut pas non plus expliquer pourquoi, le 2 décembre 2017, lorsque Lactalis rappelle 12 lots de laits présumés contaminés, 29 autres lots, pourtant issus de la même unité de production, sont mis à la vente : « j’ignore ce genre de détail ».

C’est sans doute ainsi que le lait finit par mal tourner


Article non signé. Le Canard enchaîné. 11/11/2020