Étiquettes

Ou comment les directives écolos vertes conduisent a accentuer l’écart social.

Les gilets jaunes, dont le mouvement a éclaté il y a deux ans pour protester contre la hausse des taxes sur les carburants, n’avaient pas tort…

… la fiscalité verte est plus de trois fois plus lourde pour les ménages les plus modestes que pour les ménages les plus riches. Et elle pénalise deux fois plus les habitants de la France profonde que ceux de la région parisienne.

C’est ce que montre le « rapport sur l’impact environnemental du budget de l’Etat », annexé au projet de loi de finances pour 2021 (« Les Échos », 28/10).

Selon ce document, chaque année les 20 % de Français les plus pauvres consacrent en moyenne à la fiscalité verte 4,5 % de leurs revenus (soit un montant de 700 €), contre seulement 1,3 % de leurs revenus (1 120 €) pour les 20 % les plus riches.

Dans les deux cas, les taxes sur les carburants et le gaz représentent près des deux tiers de la facture, suivies de loin par celles sur l’électricité.

L’inégalité est tout aussi criante du point de vue géographique.

Chaque année, les ménages vivant dans une commune rurale paient 1.165 € de fiscalité énergétique en moyenne, contre 665 € pour les habitants de la région parisienne. Entre les deux, dans la France des ronds-points, la facture s’élève à 845 € par an.

De quoi relancer la mode du gilet jaune ?


Article non signé. Le Canard enchaîné. 04/11/2020