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Il y a toujours plus (fiscalement) paradisiaque que soi.

Aux Pays-Bas (paradis fiscal bien connu) voilà-t’y-pas que le géant de l’agroalimentaire Unilever envisage de voguer vers des cieux encore plus cléments. En l’occurrence la Grande-Bretagne post-Brexit, qui se veut le futur Singapour de l’Europe.

Motif de cet exil : une méchante taxe sur les dividendes des actionnaires qui ne sera finalement pas supprimée, contrairement à l’engagement pris il y a deux ans par le Premier ministre, Mark Rutte. Lequel est aussi (il ne s’agit bien sûr que d’une coïncidence) un ancien DRH d’Unilever.

C’en est trop pour Bart Snels, le leader du GroenLinks (écologistes de gauche), qui a aussi sec présenté « une proposition de loi visant à mettre en place un impôt spécifique pour les multinationales en partance vers des cieux fiscaux encore plus radieux » (« L’Humanité », 2/11 -clic pour voir l’article en PDF – Attention Accès avec un code ).

L’examen de cette « exit tax » a commencé à l’Assemblée. Si elle est adoptée, Unilever devra alors acquitter quelque 11 milliards d’euros. Dans cette funeste perspective, commente une huile de la City citée par « L’Humanité », « les Pays-Bas vont devenir des parias dans le monde des affaires ».

Il reste encore du chemin


Article signé des initiales H. M. – le Canard enchaîné. 04/11/2020