Étiquettes

Une bonne partie de la journée du jeudi 29 Octobre 2020, les différents médias auront consacrés leurs temps à deux informations … dont l’une a été plus qu’amplement, disséquée, analysée, montrée, racontée par le menu et confirmée par diverses interviewes publiques, jusqu’à être « honorée » de déplacement de membres du gouvernement, Macron en tête ; nous parlons de l’assassinat d’un sacristain et de deux paroissiennes à Nice.

La deuxième information « classée dans la rubrique » menace et non attentat (à postériori !) , a été petit à petit « oubliée » au fil de la journée, puis passer largement sous silence en soirée. Pourtant cette attaque par une personne qui appartiendrait (apprécier le conditionnel) à un groupuscule d’extrême droite, Génération identitaire, dont il s’est revendiqué.

Toutefois le protagoniste d’Avignon a été tué par « les forces de police » … Est-ce la fin normale et réglementaire d’ une simple attaque préconisée par le ministre de l’intérieur ou une nouvelle bavure policière … !

Ainsi les questions vont bon train :

  • Cette information relayée pourtant une bonne partie de la journée de jeudi 29 octobre est-elle avérée ?
  • Si elle a bien existé, à qui profite son occultation ?
  • Qui est gêné par cette attaque ?
  • Qui a donné des ordres et pourquoi afin qu’un large voile dissimule l’information ?

Selon les informations de Médiapart, l’homme qui a été abattu par la police à Avignon après avoir menacé d’une arme de poing un commerçant maghrébin portait une veste siglée du logo « Défend Europe » du groupuscule d’extrême droite, Génération identitaire, dont il s’est revendiqué.

Les premières rumeurs de la journée ont fait état d’un autre attentat islamiste, ce jeudi 29 octobre, du côté d’Avignon. Il n’en est rien.

Selon les informations de Médiapart, l’homme de 33 ans qui a été abattu par la police après avoir menacé d’une arme de poing un commerçant maghrébin portait une veste bleue siglée du logo « Défend Europe » du groupuscule d’extrême droite Génération identitaire.

Une information confirmée par le procureur de la République d’Avignon, Philippe Guemas.

Comme l’a révélé Le Monde, cet homme a aussi revendiqué son appartenance à Génération identitaire quand il a menacé le commerçant en fin de matinée, à Montfavet, quartier d’Avignon.

L’arme de poing qu’il portait était un pistolet automatique de calibre 7,65 mm. « Il a pris le commerçant à partie, avant que celui-ci ne fasse appel à la police », a expliqué à Médiapart le procureur de la République.

Après l’arrivée de trois fonctionnaires de la brigade anti-criminalité (BAC) sur place, l’homme a refusé d’obtempérer et s’est avancé vers eux, ce qui a poussé les policiers à tirer au lanceur de balles de défense (LBD) puis, face à l’individu qui continuait à avancer vers eux, à balles réelles.

Philippe Guemas ajoute que, contrairement à ce qui a pu être indiqué, l’individu n’a jamais prononcé « Allahû Akbar » ou exhibé un couteau. « Il n’a rien dit en s’avançant vers les policiers », explique le procureur. Comme dans le cas de l’attentat de la mosquée de Bayonne perpétré par un ancien candidat FN en octobre 2019, le parquet national antiterroriste n’a pas voulu se saisir de l’affaire. « Nous avons plus affaire à un déséquilibré, qui semble proche de l’extrême droite et a fait des séjours en psychiatrie. Il n’y a pas de revendication », justifie M. Guemas. L’enquête judiciaire confiée à la police judiciaire va porter sur l’environnement de l’homme et ses motivations.

Sans la moindre précaution, le Rassemblement national s’était immédiatement saisi de l’affaire jeudi matin pour la relier à « l’islamisme ».

Antton Rouget, Matthieu Suc et Sébastien Bourdon. Médiapart. Titre original : « Attaque à Avignon: l’assaillant portait la veste d’un groupuscule identitaire » Source (Extrait)