Étiquettes

,

Au lendemain de l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine, « Le Point » [un hebdo très partisant des methodes fortes … souvent anti-tout MC], révèle que Nicolas Cadène, rapporteur général de l’Observatoire de la laïcité, devrait être limogé, […].

Cet homme de terrain, qui a fait l’objet d’une véritable campagne de cyberharcèlement, apparaît pourtant comme l’un des plus fervents défenseurs de la laïcité.

Un professeur d’histoire-géographie a été assassiné parce qu’il avait montré à ses élèves des caricatures du prophète Mahomet dans le cadre d’un cours sur la liberté d’expression.

En réaction à ce crime atroce, quelle est l’urgence de la ministre déléguée en charge des Citoyennetés ?

Nicolas Cadène, est depuis son entrée, en 2013, dans l’organisme public chargé d’assister le gouvernement pour le respect du principe de laïcité en France, ce juriste est violemment critiqué par les partisans d’une interprétation « combative » (on serait tenté de dire « hargneuse ») de la loi de 1905, [notamment par] l’ex-Premier ministre Manuel Valls, l’essayiste Caroline Fourest et les extrémistes du Printemps républicain en tête. Des attaques qui ont culminé, ces derniers mois, dans une campagne de cyberharcèlement odieuse sur les réseaux sociaux.

Ce militant de terrain semble pourtant l’un des meilleurs défenseurs de la laïcité dans le respect total de la loi de séparation des Églises et de l’État votée il y a plus d’un siècle.

L’un de ses meilleurs pédagogues, aussi, afin d’éviter que cette valeur fondamentale de notre République soit instrumentalisée.

Un homme de conviction et de mesure, bien plus soucieux de cohésion nationale que ses détracteurs qui, pour la plupart d’entre eux, ne contribuent, au fond, qu’à fracturer davantage la société.


Samuel Douhaire. Télérama. Titre original : « Est-ce vraiment le moment de s’attaquer à l’Observatoire de la laïcité ? ». Source (Extrait)


Autre approche

« Il y a des choses qui pénètrent dans les micro-sociétés que sont ces quartiers », évoque Iannis Roder (*) – FranceInfo

(*) Iannis Roder, historien et membre du Conseil des sages de la laïcité était l’invité de franceinfo, le 21 Oct 2020. 

« Il faut se garder de généraliser et surtout ne pas penser que nos classes sont des refuges de petits islamistes prêts à en découdre, le couteau entre les dents », a-t-il expliqué. Pourtant, Iannis Roder voit depuis quelques années des questions religieuses s’inviter dans les établissements : « Cela pénètre, cela s’installe, cela augmente. C’est cela que je vois, moi, se dérouler », a-t-il affirmé. « Ça se manifeste, par exemple, par des choses toutes bêtes : au moment du mois de ramadan, certains élèves refusent maintenant d’écouter de la musique, par exemple. Je n’avais jamais vu ça en classe », a-t-il raconté.