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Mark Zuckerberg, a beau s’en défendre, Facebook est accusé de faire le lit du conspirationnisme et le jeu de Donald Trump, plus conciliant à son égard que le camp démocrate. […]

Octobre 2019 : alors qu’il est à Washington pour être cuisiné par le Congrès, Mark Zuckerberg reçoit une invitation informelle à dîner. Pas n’importe où: au 1600 Pennsylvania Avenue. À la Maison-Blanche.

De cette réception en comité restreint, il ne filtrera rien, ni le menu, ni l’ordre du jour.

Depuis, la presse américaine bruisse de rumeurs insistantes et se perd en conjectures agitées. Sous les tentures de la « Blue Room », la pièce préférée de Kennedy, le patron de Facebook a-t-il signé un pacte de non-agression avec Donald Trump ?

« C’est un gentleman’s agreement », croit savoir Roger McNamee, un investisseur historique de l’entreprise, devenu son pourfendeur farouche. « Trump a besoin de Facebook pour être réélu et Zuckerberg veut être protégé de la régulation. » Le camp démocrate ne cache pas son intention de limiter la position dominante des géants du numérique. […]

Des intérêts convergents

[…] … dans un contexte électoral explosif, où plus personne n’exclut un scrutin contesté et un recomptage des voix, la plateforme peut-elle devenir une arme antidémocratique au service du président sortant ?

« Nous sommes face à un candidat, Trump, et une formation, le Parti républicain, qui font tout ce qui est en leur pouvoir pour saper le processus électoral », décrypte Frank Pasquale, professeur de droit à la Brooklyn Law School et spécialiste du pouvoir parfois dangereux des algorithmes.

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Olivier Tesquet. Télérama. Titre original : « Élections américaines : entre Facebook et Trump, un mariage de réseau ». Source (Extrait)