Avec l’impertinence … typique d’« Évelyne Gallet » !

Je vous ai fait danser
Vous m'avez fait chanter
Vous me devez beaucoup
Mais moi, je vous dois tout
Messieurs
 
Vous m'avez fait passer
De l'enfance au péché
Mais plus le temps passait
Plus je rajeunissais
Messieurs
 
Vous m'avez convertie
À vos philosophies
Qui, bien sûr, consistaient
À n'en avoir jamais
Messieurs
 
Vous m'avez rendue sage
Au point d'être volage
Et vous m'avez chérie
Au point que je vous dis
"Merci"
 
Vos fleurs sont toujours là
Qui fleurissent en moi
Si elles n'ont plus de nom
Elles portent vos prénoms
Messieurs
 
Vos lettres sont brûlées
N'en soyez pas vexés
Car je n'apprécie guère
Les amours littéraires
Messieurs
 
Je n' veux pas déprécier
Madame de Sévigné
Mais sachez que je dis
Bien mieux que je n'écris
Merci
 
Et ne m'en veuillez pas
Si j'ai la bague au doigt
Ça devait arriver
Vous l'avez bien cherché
Messieurs
 
Il se peut qu'un beau soir
On vienne à se revoir
En disant "Sapristi
Que le monde est petit!"
Messieurs
 
Mais si vous m'invitez
De nouveau à danser
Ne soyez pas surpris
Si alors je vous dis
"Merci"
 
Je vous ai fait danser
Vous m'avez fait chanter
Vous me devez beaucoup
Mais moi, je vous dois tout
Messieurs

Paroles – Évelyne Gallet