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… et si c’était lui le « loser » ! De conneries en conneries il perd des voix pour sa réélection … Qui a dit tant mieux ?

Les États-Unis : c’est un autre monde. Ou plus exactement c’est un monde à deux vitesses. D’un côté les ultras riches qui dominent le pays en faisant ou défaisant la pluie et le beau temps de l’économie mondiale, facilite l’accès aux dictateurs favorables à des unions commerciales bénéficiant à son économie, créer des conflits internationaux … et les « Américains » plus ou moins purs jus, qui est ni plus ni moins que la tranche corvéable, exploitable travailleuse alimentant l’économie américaine, des possédant pratiquement rien, tout juste bons à survivre. MC


Plusieurs médias affirment que le président américain a annulé en 2018 une cérémonie en hommage aux soldats tués durant la Première Guerre Mondiale en qualifiant ceux-ci de « perdants » et de « gogos ».

Les propos attribués désormais par plusieurs médias au président américain sont particulièrement embarrassants.

La polémique a éclaté jeudi 3 septembre avec la publication d’un article du magazine The Atlantic affirmant que le Donald Trump avait refusé de participer, en 2018, à une cérémonie organisée en hommage aux soldats américains morts durant la Première Guerre mondiale et s’était moqué d’eux.

Les faits se seraient déroulés en France, le 10 novembre 2018. Le président américain, arrivé la veille pour une visite officielle, devait participer à une cérémonie dans le cimetière américain de Bois-Belleau, dans l’Aisne, lieu le 26 juin 1918 d’une bataille entre forces alliées et l’Allemagne durant laquelle 1.800 marines perdirent la vie.

Mais la Maison Blanche avait annulé à la dernière minute ce déplacement qui devait s’effectuer en hélicoptère en invoquant « des raisons de programme et de logistiques liées au temps », la journée ayant été marquée par des pluies. Cette annonce avait à l’époque surpris de nombreux observateurs qui soulignaient que le cimetière ne se trouvait qu’à une centaine de kilomètres de Paris.

Selon l’article de The Atlantic, qui cite d’anciens membres de son équipe, cette annulation était bien, en partie, liée aux intempéries, mais il s’agissait d’une décision personnelle de Donald Trump qui craignait que ses cheveux soient « ébouriffés ».

Le président aurait ensuite fait part de son mépris pour les soldats tués au combat. « Pourquoi devrais-je aller dans ce cimetière ? C’est rempli de perdants » (« losers » en anglais), aurait-il déclaré.

Un peu plus tard, lors d’une autre discussion avec son équipe, Donald Trump aurait qualifié les marines tués lors de la bataille du bois de Belleau de « gogos » (« suckers » en anglais).

Le président américain avait répliqué le lendemain de la publication de l’article de The Atlantic lors d’une conférence de presse en démentant fermement ces accusations et en dénonçant des « fake news ». « C’est le genre d’information qui ruine votre profession, avait-il déclaré aux journalistes. Et tout le monde sait que c’est faux […]. Penser que je ferais de jugements négatifs sur nos militaires et nos héros tombés, alors que personne n’a fait ce que j’ai fait, avec les budgets, avec les budgets militaires […]. C’est une situation honteuse pour un magazine qui est terrible », a affirmé le président américain.

Pourtant, le même jour, l’Associated Press affirme que des sources lui ont « confirmé indépendamment » les propos incriminés.

Quelques heures plus tard, c’est la journaliste Jennifer Griffin, correspondante sécurité nationale pour Fox News, qui révèle sur Twitter avoir elle aussi obtenu confirmation auprès de deux sources, donnant même certains détails supplémentaires.

Ainsi, le 10 novembre 2018, la pluie ne serait pas la seule cause de l’annulation du déplacement de Donald Trump. « Le président n’était pas de bonne humeur. Macron avait dit quelque chose qui l’avait rendu fou au sujet de la fiabilité américaine et de l’éventuel besoin d’une armée européenne », raconte l’une des sources de Jennifer Griffin.

D’une manière générale, le président américain aurait tenu à plusieurs reprises des propos méprisants pour les anciens combattants. « C’était un trait de caractère du président, poursuit la source. Il ne pouvait pas comprendre pourquoi quelqu’un voudrait mourir pour son pays, ça ne vaut pas le coût. » « Quand le président parlait de la guerre du Vietnam, rapporte-t-elle encore, il disait : “C’était une guerre stupide. Tous ceux qui y sont allés sont des gogos” ».

Le mépris exprimé par Donald Trump vis-à-vis de militaires a par ailleurs été confirmé, sur Twitter, par deux anciens membres de l’administration américaine : Miles Taylor, ancien chef d’équipe au département de la sécurité intérieure et Elizabeth Neumann, ex-secrétaire assistante du contre-terrorisme au département de la sécurité intérieure.

Cette polémique pourrait être un coup dur pour la campagne pour les élections présidentielles de novembre prochain.

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Jérôme Hourdeaux. Médiapart. Titre original : « En pleine campagne, Trump est embourbé dans une polémique sur les vétérans ». Source (Extrait)