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De plus en plus gros les mensonges et les conneries mais qu’importe puisque le monsieur est toujours en place

L’Elysée ne « commente pas les affaires en cours » Ouais, ouais !

Après la nomination controversée de Gérald Darmanin à l’Intérieur lors du remaniement du 6 juillet, l’Élysée a fait savoir à l’AFP que l’enquête en cours qui vise le ministre pour « viol, harcèlement sexuel et abus de confiance » « n’a pas fait obstacle » à la promotion de l’ex-ministre du Budget. 

On avait remarqué. Mais au-delà de cette décision politique, l’entourage d’Emmanuel Macron est allé un peu plus loin dans son commentaire, le 6 juillet au soir, cette fois sur le plan judiciaire, tout en s’en défendant. L’Élysée ne ferait « jamais de commentaires sur les affaires en cours », a précisé l’entourage d’Emmanuel Macron à nos confrères de l’AFP. Non sans avoir laissé échapper cette phrase juste après: « Il semble que les choses vont dans le bon sens ».

« Il semble que les choses vont dans le bon sens »

Des mots qui semblent sous-entendre que l’Élysée aurait connaissance du dossier judiciaire en cours concernant le ministre de l’Intérieur à peine nommé. « Ce qui est regrettable, c’est que des formulations comme celles-là donnent le sentiment que les politiques ont accès à des informations couvertes par le secret de l’enquête », observe pour Le HuffPost, Christian Saint-Palais, avocat pénaliste à Paris. « Même si cette formulation ne permet pas de comprendre exactement à quoi il est fait allusion », temporise tout de suite le président de l’Association des avocats pénalistes qui conseille, « quand on est politique, de s’abstenir de faire un quelconque commentaire sur une affaire en cours ». 

Moins prudent, grâce à l’anonymat, l’un de ses confrères abonde: « C’est très étonnant en termes de séparation de pouvoir. On se demande s’ils ont des informations sur un dossier individuel », remarque pour Le HuffPost cet avocat pénaliste bien installé. « Surtout qu’il est beaucoup trop tôt pour que le dossier soit déjà arrivé dans le bureau d’un juge et qu’il y ait déjà des résultats, à moins que la partie civile ne se soit désistée », appuie encore le spécialiste alors que la Cour d’appel de Paris a ordonné la reprise des investigations le 11 juin dernier seulement.

« C’est le contraire d’un climat serein »

« La plainte de Madame n’est pas du tout retirée », confirme auprès du HuffPost Élodie Taillon-Hibon, l’une des avocates de la plaignante, Sophie Patterson-Spatz. L’avocate ne cache pas son étonnement après l’arrivée de Gérald Darmanin place Beauvau. « Nous redoutons que les choses se compliquent maintenant que le mis en cause est devenu ministre de l’Intérieur. Un homme sur lequel la police va devoir enquêter, certes sous le contrôle d’un juge, est la tutelle des policiers chargés de l’enquête », déplore-t-elle. « C’est le contraire d’un climat serein pour cette affaire », regrette encore l’avocate qui craint que la nouvelle position de Gérald Darmanin ne « pèse sur la parole des uns et des autres ».

« Plus vous êtes promu, plus vous êtes protégé », confirme, à distance, notre avocat pénaliste, toujours sous le sceau du secret et paraphrasant l’adage de La Fontaine: « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ». 


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Le spécialiste des causes perdues, le Roi de l’acquittement, Dupond-Moretti, l’en pense quoi de la justice maintenant ministre de la justice, des passes droits, de ses arrangements …