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Un peu d’histoire pour rafraichir les mémoires ou informer les plus jeunes … également pour exorciser le racisme …

Dites-moi pourquoi la poésie ne pourrait être le reflet d’un événement historiquement dramatique ?

Louis ARAGON


Ce poème écrit en 1955 (11 ans après les faits) ressuscite l’événement qui succéda à l’affiche rouge. Aragon dira de ce poème : « on ne peut pas oublier, je ne veux pas qu’on oublie ». Il a inscrit en italique le message de Manoukian qu’il dit lors de son exécution.

Contexte historique

Constitué et organisé entre la fin de l’année 1942 et février 1943, le réseau Manouchian fait partie du groupe de résistance des « Francs-tireurs et partisans – main-d’œuvre immigrée » (F.T.P.-M.O.I.). Composé de vingt-trois communistes (dont vingt étrangers : espagnols, italiens, arméniens et juifs d’Europe centrale et de l’Est), le réseau est l’auteur de nombreux attentats et actes de sabotage contre l’occupant nazi. Le réseau Manouchian tient son nom de son dirigeant : Missak Manouchian.

Arrêtés en novembre 1943, ses membres sont jugés lors d’un procès qui se déroule devant le tribunal militaire allemand du Grand-Paris, du 17 au 21 février 1944. Vingt-deux des vingt-trois membres du réseau sont condamnés à mort et fusillés le 21 février au fort du Mont-Valérien. Olga Bancic, la seule femme du groupe, sera décapitée le 10 mai.

Réalisée par les services de propagande allemands en France, « Des libérateurs ? La libération ! Par l’armée du crime » (aussi appelée « L’affiche rouge ») est placardée dans Paris et dans certaines grandes villes françaises au moment du procès ou le jour après l’exécution (le 22 février). Publiée à 15 000 exemplaires et accompagnée de nombreux tracts évoquant l’événement, elle constitue une opération d’envergure contre la Résistance.

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