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Si notre Ve République française à bien des failles représentatives dans sa constitution, il ne reste pas moins que tout à chacun a la possibilité d’exprimer ses souhaits lors des consultations électorales.

Toutes ont leur importance et il importe d’user du droit de vote acquis chèrement par nos ancêtres.

De plus s’il est une élection qui permet de mettre en place une société de proximité c’est bien les élections municipales : la première base de la démocratie.

S’abstenir de voter équivaut à s’interdire de toute revendication envers les élus et leur gouvernance.

La constitution de la Ve République, les autorise à prendre des décisions au non d’une fausse majorité, reléguant ainsi tous les abstentionnistes aux oubliettes.


Article trouvé dans le journal « La Croix » sous le titre : « Vents contraires ». Signé de Jérôme Chapuis. Source

Étrange paradoxe.

Alors que la crise sanitaire a souligné la pertinence de l’échelon local, plusieurs enquêtes prédisent une très faible participation pour le second tour des municipales.

Le plancher du 15 mars, à peine 45 %, pourrait être enfoncé ce dimanche.

La crainte de l’épidémie, qui avait dissuadé de nombreux électeurs de se rendre aux urnes, s’est pourtant largement dissipée. L’une des raisons du désintérêt tient au caractère historiquement long de l’entre-deux-tours : le scrutin commencé dans les derniers jours de l’hiver s’achève dans les premiers jours de l’été.

Difficile de susciter une mobilisation militante sur une telle durée.

À cela s’ajoutent des conditions sanitaires toujours très contraignantes. Les candidats, toutes étiquettes confondues, font campagne par vents contraires, masqués, privés de meeting, souvent eux-mêmes fatigués (certains ont été victimes du virus).

Les maires, nous dit-on, sont les élus préférés des Français. Jusqu’à présent, cela s’est [toujours] traduit dans les urnes. Jusqu’en 2020, sous la Ve République, l’abstention aux municipales n’avait jamais dépassé les 37 %.

À la veille du week-end, les sondeurs nous prédisent une proportion exactement inverse : près des deux tiers (66 %) des électeurs pourraient manquer à l’appel.

Quelque exceptionnelles que soient les circonstances de ce scrutin, ce serait un bien mauvais signal pour la santé de notre démocratie