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Certes ce marché créer des dividendes, des emplois, mais aussi il engendre et favorise les conflits, dont les civils en sont victimes. MC

Le gouvernement a préféré ne pas trop s’en féliciter, mais les exportations françaises d’armement se portent bien.

Dans son rapport annuel au Parlement, le ministère des Armées constate que le montant des carnets de commandes d’armes hexagonales se situe en 2019 « dans la moyenne observée au cours des dix dernières années ».

Et le ministère de sortir la grosse caisse pour souligner que ces résultats sont obtenus dans un contexte concurrentiel particulièrement vif, « avec la confirmation de la suprématie américaine et l’émergence de la Chine ». Là aussi…

Certes, à côté des 55 milliards de dollars des Américains, la France, avec ses 8,33 milliards d’euros, pèse peu, mais elle se classe toujours dans le top 5 des marchands de canons.

La Belgique a été en 2019 son premier client, suivie par les Émirats arabes unis, la Hongrie, l’Espagne et l’Australie, qui a acheté douze sous-marins.

L’Europe, avec 42 % des contrats, est donc devenue le premier client de la France, et la dépendance vis-à-vis des « si démocratiques » monarchies du Golfe persique a donc baissé d’autant.

En revanche, si l’on s’amuse à comparer les performances réalisées sous les présidences de François Hollande et d’Emmanuel Macron, la palme revient au premier.

En 2015 et en 2016, le montant des ventes d’armes avait respectivement atteint 16,32 et 13,94 milliards d’euros.

Mais, là encore, le camarade socialiste ne s’en prévaudra point.


Article non signé lu dans le Canard Enchaîné du 17/06/2020, sous le titre « La France marchande de canons ».