Si même « Les Échos » le dit …

Sauf si l’article sert d’épouvantail, voilà qui est étonnant de trouver dans un quotidien aussi droitier, aussi proche des entreprises, de trouver ce genre d’article … sauf qu’il faut bien lire, surtout entre les lignes. MC

On la disait mal en point, ravagée par les divisions, paralysée par de vieilles haines recuites. En perdition depuis le quinquennat de François Hollande, qui l’avait vue se déchirer comme jamais. Mais la voilà qui redresse la tête à la faveur des élections municipales.

Après un premier tour encourageant le 15 mars dernier, la gauche aborde le second dimanche prochain dans de bonnes conditions. Elle devrait conserver la plupart de ses places fortes, dont la capitale, et [parait être] en mesure de reprendre quelques grandes villes […] comme Toulouse, Nancy ou Marseille

C’est ce qu’annoncent en tout cas les sondages, qu’il faut prendre avec précaution compte tenu des incertitudes pesant sur la participation. Mais indiscutablement, la gauche jouit d’une dynamique pour la première fois depuis longtemps. Localement, les nombreuses forces qui la composent ont su reléguer au second plan leurs désaccords et se résoudre à une large union, allant des socialistes aux communistes, en passant par les écologistes, les Insoumis et divers mouvements citoyens (*). Sauf dans quelques villes comme Lille ou Strasbourg.

Au niveau municipal, les partis de gauche, qui travaillent ensemble souvent depuis longtemps, se parlent et s’allient. […]

Les difficultés du pouvoir en place et la crise du coronavirus aidant, la gauche retrouve espoir. Sans pour autant s’emballer. Car tout reste à faire au niveau national. Une hirondelle ne fait pas le printemps, fut-il marseillais. […]


Stéphane Dupont. Les Échos. Titre original : « Municipales : les espoirs retrouvés de la gauche ». Source (extrait).


(*) Traduction/décryptage (bien attendu un avis personnel de l’administrateur et qui ne regarde que lui) : comment Mesdames ou Messieurs les électeurs, pouvez-vous faire confiance à un tel conglomérat politique, quel crédit pouvez-vous leur accorder pour gérer la municipalité ?

5 réflexions sur “Si même « Les Échos » le dit …

  1. jjbey 23/06/2020 / 21:41

    On fera las comptes dimanche soir.

  2. gerardleplessis 23/06/2020 / 21:54

    Quand la droite recule la gauche progresse et inversement; c’est un peu le principe des vases communicants ….
    Certains diront plus volontiers que gauche et droite se refilent la patate chaude ….
    Bonne soirée
    Gérard

    • Libres jugements 24/06/2020 / 13:32

      Bonjour Gérard,
      Permets-moi d’avoir une opinion personnelle sur ce que tu appelles « le principe de vase communiquant ».
      En fait la gouvernance d’un pays ne devrait surtout pas être une balance un coup à droite, un coup à gauche … avec la même gestion d’une société sociale néolibérale pour certains, ultralibéral pour d’autres. Il y a bien une différence fondamentale entre la gauche pensant d’abord social, équité, égalité, dans une société où les conflits sont absents.
      Une droite qui pense avant tout division pour régner et accorder des privilèges à certains, une société s’organisant pour créer une base ouvrière corvéable à merci.

      Bien évidemment je te l’accorde, dans les conditions actuelles cette « gauche » est bien restreinte … pas de gauche ceux … ayant créé la scission au congrès de Tours en 1920 (l’ex SFIO devenue PS). Quant aux tenants de l’extrême gauche – lutte ouvrière ((LO) et le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) n’entendant arriver au pouvoir qu’en créant une révolution (ce qui est toujours préjudiciable en particulier pour la population civile), alors ne reste de parti politique défendant une certaine gauche, que le parti communiste français (PCF) qui fît de bonnes choses pour la société au sortir de la guerre de 40.
      Si je reste sur mon analyse, alors oui il n’y aura pas … jusqu’à ce que la population entière exige une nouvelle Constitution, autre chose qu’une balance gouvernementale entre mitigée droite – mitigée gauche… ce qui ne peut faire l’affaire que d’un certain nombre de privilégiés qui ne se gênent pas pour engranger sur le dos des travailleurs.
      Cordialement
      Michel

  3. Pat 24/06/2020 / 16:51

    De toutes façons, nous n’avons pas le choix.
    Seule une société plus solidaire permettra d’espérer donner un avenir aux peuples de demain et ce n’est pas l’appât du gain qui le permettra. Bien sûr ceux qui jouissent des plus grands privilèges de nos jours les défendent et les défendront jusqu’au bout soutenus par une classe moyenne qui parfois s’illusionne encore, mais au bout du compte, la masse l’emporte toujours sur la minorité, (avec quels sacrifices !).

    Mais virer à gauche toute, c’est s’isoler par rapport au monde, c’est réinventer tout un système et les tentatives qui ont été faites jusqu’ici ont échoué parce qu’elles étaient seulement économiques et sociales et représentaient une marginalité « facultative ».
    Celle d’aujourd’hui sera, en plus écologique, et « obligatoire » sinon… pas d’avenir… pour personne.

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