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Si rien ne change dans le calendrier électorale, nous aurions dans l’ordre, après le 2eme tour des municipales ; se jouera (oct.–Nov. 2020 ?) le renouvellement d’une partie de l’hémicycle sénatoriale (avec notamment un abaissement du nombre d’éligible), puis dans la foulée, mars 2021, l’élection des conseillers territoriaux et des conseillers régionaux , viendra en 2022 les législatives juste avant la présidentielle …

Mais voilà … la macronie devenant réaliste, se rend bien compte que cette programmation n’est absolument pas favorable au groupe représentant la macronie LR-EM et qu’il risque de perdre de nombreuses chances de placer des élus dans les diverses instances. Une analyse qui n’augure pas de retrouver une majorité LR-EM à l’assemblée nationale … avec le risque que L’Emmanuel des beaux quartiers ne soit même pas réélu en 2022 … Bigre quel binz … Big catastrophe dans la macronie …

Mais vous allez voir que ce gouvernement va trouver la parade … roulement de tambours … siouplait … Un peu de tenu …

Premiers temps de la valse « ils » engagent une partie de poker entre quelques partenaires « intéressés » (hélas ça ne manque pas !)

Question : Une telle partie de poker est-elle envisageable sans compter sur les électeurs, ça c’est moins certains … quoique … avec des électrices et électeurs aussi apathiques, aussi abstentionnistes, c’est un jeu qu’ils ont dû mettre en équation …

Après le report du second tour des municipales, c’est d’un renvoi des élections régionales dont il pourrait être question ces prochains mois.

Ce scrutin, le dernier avant la présidentielle, doit se tenir en mars 2021, le même jour que les élections départementales.

L’exécutif songe toutefois à le reporter à 2022, probablement à l’automne. Il pourrait même en convaincre certains présidents de régions, à l’instar de Renaud Muselier : dans une tribune publiée mardi sur Libération.fr, le patron de Provence-Alpes-Côte d’Azur et de l’association Régions de France appelle ses pairs à envisager un tel ajournement.

« S’il faut soigneusement peser le pour et le contre d’une telle idée, il ne me semble pas qu’elle doive être d’emblée rejetée », écrit Muselier (Les républicains (LR)), estimant que la piste « peut s’inscrire dans une logique d’intérêt général pour notre pays ». Le sujet était au menu d’un rendez-vous qui a réuni, lundi à l’Elysée, Emmanuel Macron, Renaud Muselier de Paca et son homologue (PS) du Centre-Val de Loire, François Bonneau.

« La démarche est très simple, explique Muselier à Libération. Après la crise sanitaire, viendra la crise économique et sociale. Nous ne voulons pas y ajouter une crise politique. Les régions doivent être à la manœuvre pour la relance ». Pour l’élu, il s’agirait de saisir « une chance historique : nous n’avons pas encore signé les nouveaux contrats de plan Etat-régions », ces partenariats actant le calendrier et le cofinancement de grands investissements publics. « Ils doivent l’être avant la fin de l’année, pour la période 2021-2027. Si on y ajoute les fonds européens et les plans sectoriels, cela donne une marge de manœuvre importante ».

A la condition, selon lui, d’éviter tout « parasitage » électoral : « Si vous êtes en campagne, à partir de septembre vous ne pensez qu’à ça. Est-ce que je suis plus utile avec une campagne électorale au milieu, ou en menant la relance ? » demande Muselier, qui assure toutefois ne pas avoir arrêté son opinion.

L’idée, c’est sûr, ne fera pas consensus parmi les présidents de région. Surtout après qu’un récit du rendez-vous élyséen en a mis plusieurs hors d’eux, lundi.

Selon le Figaro, et plusieurs sources régionales contactées par Libération, Renaud Muselier aurait en effet rapporté à ses pairs l’étonnant marché proposé par le chef de l’Etat : « Je vous aide [financièrement] si vous m’aidez à reporter les régionales après la présidentielle car j’ai des opposants politiques parmi vous. Je ne vais pas donner de l’argent à mes adversaires ».

Des propos rapportés dont se sont indignés plusieurs des intéressés : « Reporter des élections n’est pas un choix de convenance personnelle », a notamment condamné la présidente d’Ile-de-France, Valérie Pécresse.

Ces détracteurs soupçonnent Emmanuel Macron de vouloir épargner à son parti de nouveaux échecs locaux. Et de chercher à contrarier plusieurs présidentiables de droite, tels que Valérie Pécresse et Xavier Bertrand (Hauts-de-France), pour lesquels une réélection régionale serait la meilleure des entrées en campagne.

Le second a même fait de sa victoire un préalable à toute ambition nationale.

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Dominique Albertini. Libération. Titre original : « élections régionales : Macron et Muselier quasi d’accord soit report ». Source (extrait)