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Il va bien y avoir un après… qui ressemblera étrangement à l’avant la pandémie… qui se faisait désillusions… qui croyaient aux promesses… à seul moyen, changer de société changer le président changer de majorité dans les assemblées, donner la voix et prépondérance au peuple… MC

C’est exact, Monsieur « roquet(1) élyséen », n’en a pas soufflé mot dans son discours du 14 juin 2020… mais revient sur la table le financement du 5e risque, le nombre de personnes sans emploi généré par réduction du personnel ou fermeture d’établissement après la pandémie vont affecter un manque de rentrées financières … d’où des incertitudes sur le montant des pensions actuelles et à venir, le retour de calcul à point mais peut-être seulement à cause de l’augmentation des taxes CSG et RDS… MC


L’analyse de Raphaëlle Desmoulières dans « Le Monde ». Titre original l’article : « Retraites : la réforme revient à petits pas ». Source (extrait)

Suspendue à cause de la crise liée au Covid-19, la réforme des retraites est-elle sur le point de revenir en tête de l’agenda gouvernemental ?

L’hypothèse prend corps depuis quelques jours, suscitant les critiques des très nombreux adversaires au projet de loi, adopté, début mars, en première lecture à l’Assemblée, avec l’aide du « 49.3 ». Pour Emmanuel Macron, élu en 2017 sur une promesse de transformer la société française, le dossier a valeur de symbole : il s’agit de fonder un système universel, qui couvre tous les actifs et dissout les régimes spéciaux (SNCF, RATP…).

Pas question, donc, de se renier en passant ce grand dessein par pertes et profits. Le chef de l’Etat, qui doit s’exprimer lors d’une allocution, dimanche 14 juin, pour clore l’état d’urgence sanitaire, serait dans l’idée « d’une remise en mouvement d’un certain nombre de réformes, de réflexions », assure un proche.

L’analyse de Marc Landré dans « Le Figaro ». Titre original : « La crise économique fait exploser le déficit des régimes de retraite en France ». Source (extrait)  

Qu’il est loin, le temps où Emmanuel Macron, candidat à la présidentielle, jurait que les retraites ne seraient pas un problème au cours de son quinquennat ! « On a une chance, c’est qu’il n’y aura pas de déséquilibre financier du système », assurait-il dans Le Figaro, fin avril 2017, dans l’entre-deux tours, avant de promettre d’« en profiter pour régler les enjeux de manière systémique, afin qu’on n’ait plus à y revenir ». Depuis, rien ne s’est passé comme prévu. Non seulement le système a vite dérivé, en faisant apparaître un besoin de financement de l’ordre de 12 milliards d’euros par an à horizon 2025, mais la crise l’a fait exploser à des niveaux inédits. D’après l’estimation du Conseil d’orientation des retraites (COR), le déficit du système avoisinerait les 30 milliards à la fin de l’année (contre 4,2 milliards attendus initialement, soit une multiplication par sept). Cette dégradation est exclusivement liée à la chute des recettes, de l’ordre de 26 milliards, en raison des mesures d’exonération et de reports de cotisations décidées par le gouvernement alors que les dépenses ne devraient baisser, à cause de la surmortalité chez les personnes âgées, que de 500 millions. Et encore, ce résultat n’est sans doute qu’un minimum car le COR précisait jeudi dans sa présentation qu’il s’agit d’une « estimation provisoire, susceptible d’être ultérieurement révisée de manière significative »

Toujours de Marc Landré dans un autre article toujours dans « Le Figaro ». Titre original : « La crise a enfanté un nouveau paradigme non finançable ». Source (extrait)

Parle de : La création d’une 5e branche de Sécu pour couvrir le risque de dépendance est certes une révolution (Nicolas Sarkozy et François Hollande l’avaient promise aux Français, sans la mettre en œuvre) mais elle pèsera peu, au final, face au changement de paradigme social en train de s’opérer. La pandémie de Covid-19 va en effet, financièrement, laisser des traces indélébiles dans le modèle social tricolore et changer irrémédiablement la donne en matière de retour à l’équilibre des comptes. Et les utopistes qui espèrent, encore actuellement, voir un jour la fin du trou de la Sécu vont rapidement redescendre sur terre.

Sauf à faire des choix churchilliens en matière d’économies (du sang et des larmes) qu’on n’a jamais su prendre, la France n’aura pas les moyens de financer son ­futur train de vie social autrement qu’à crédit.

L’analyse d’Étienne Lefebvre dans « Les Échos ». Titre original : « Macron dans le piège des retraites, saison 2 ». Source (extrait)

Mettre en place un régime universel en faisant le moins de perdants possible relevait déjà de la gageure. Dans un contexte budgétaire contraint (le mot est faible), c’est mission impossible. Et cela ne va pas s’arranger avec la tentation des élus de tous bords au Parlement de voter tout de suite les mesures favorables aux petites pensions (agriculteurs notamment). Les conséquences durables de la crise Les évaluations du COR, encore sommaires, présentent un double intérêt par ailleurs. D’abord, elles montrent à quel point l’ampleur de la reprise sera décisive. Dans un scénario où la perte d’activité de 2020 serait rattrapée assez rapidement, la trajectoire des retraites se rétablirait à long terme – il y aurait néanmoins des besoins financiers supplémentaires à combler sur une dizaine d’années. Dans le cas d’une perte de terrain plus durable, l’équation serait chamboulée pour les 20 ans à venir… De quoi conforter les discours de mobilisation générale pour la reprise. Et renvoyer à plus tard, quand on y verra plus clair, une nouvelle saison de la réforme des retraites.


Note de l’administrateur : vous avez ci-dessus à travers les 4 articles la possibilité de vous faire une petite idée de ce qui nous attend. MC


  1. Un roquet : Petit chien hargneux qui aboie à tout propos. (Larousse)