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Oui pourquoi pas étudier de plus près la proposition de cette gauche d’alliance qui semble se mettre en place ?

Le programme (presque) commun de gauche

Plus de 150 responsables politiques, intellos de gauche et écologistes sont donc parvenus à se mettre d’accord… au moins sur le papier !

Publiée le 13 mai dans six médias (dont « L’Obs », « Libé » et « L’Humanité »), une tribune signée (entre autres) par Yannick Jadot, Olivier Faure et l’économiste Thomas Piketty appelle à réunir « une convention du monde commun » dans les prochains mois, qui permettrait de « tourner la page du productivisme ».

En attendant cet avènement, l’accouchement de ce texte ne s’est pas fait sans douleur.

  • Les écolos, par exemple, étaient unanimes, au départ, pour le signer.

Puis Julien Bayou, le secrétaire national des Verts, influencé par son prédécesseur David Cormand, s’est retiré.

La veille de la parution de l’appel, il a préféré jouer sa partition en solo dans « Le Parisien », en proposant aux leaders de la gauche une « université du monde d’après ».

Commentaire d’un négociateur socialiste : « En fait, quand Bayou a appris que Jadot allait signer la tribune, il s’est tout de suite défilé pour la jouer perso. On a compris que ça l’emmerdait que Jadot prenne la lumière. »

  • Avec les communistes, les tractations ont également relevé du jeu du chat et de la souris.

« Jusqu’au dernier moment, s’agace l’un des initiateurs de la tribune, ils nous ont baladés, en exigeant de nouveaux amendements. Et Roussel a finalement dit non ! » Malgré le nondu secrétaire national du PC, ses petits camarades Ian Brossat et Pierre Laurent ont, eux, accepté de signer.

  • La position des Insoumis a été tout aussi limpide.

Si Jean-Luc Mélenchon a d’emblée refusé de signer la tribune, certains, dans ses troupes, y étaient plutôt favorables. Ainsi, la députée Clémentine Autain a enrichi le texte à plusieurs reprises, avant de finalement se rétracter « de peur d’être ostracisée par Mélenchon », confie un négociateur.

  • C’était la rubrique « L’union de la gauche est en marche, mais elle reste un combat ».

Article non signé lu dans le Canard enchaîné du 20 mai 2020


Le point de vue de l’administrateur qui bien entendu ne regarde que lui : comment peut-on juger de la validité d’une telle information, sous-entendant que cette tribune annonçant éventuellement une recomposition de la gauche serait à terme un échec. Pourquoi le rédacteur de l’entrefilet a omis d’expliquer les points ayant prêtés à discussion, voir mésententes  entre les différentes organisations politiques. Comment jugez que les positions sont éventuellement conciliables ou rédhibitoires ? Une chose est sûre la société néolibérale telle que nous la vivons actuellement est un échec complet pour l’ensemble de la population ; il faudra bien trouver, un jour ou l’autre, une entente pour changer cette société. MC