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L’épidémie a peine passée que déjà de nouvelles destructions des service publiques hospitaliers sont dans les cartons.

Espérons que la population, celle qui à reconnue et applaudit l’abnégation du personnel des services publiques, ne laisserons pas faire …. c’est a souhaiter ou alors c’est a ne plus rien comprendre … MC


Gérard Vincent et Guy Collet, respectivement ancien délégué général et ancien conseiller en stratégie de la Fédération des hôpitaux de France (FHF). Fins connaisseurs du système de santé, tous deux estiment qu’il faut en finir avec le statut public, devenu un véritable carcan, et privilégier le modèle des hôpitaux privés à but non lucratif.

À mi-chemin entre le public et le privé commercial, ce système de gouvernance existe déjà en France dans plus de 700 établissements (hôpital Saint-Joseph et Institut mutualiste Montsouris à Paris par exemple, hôpital Foch à Suresnes, etc.). […]

« Avec le coronavirus, l’hôpital public a montré qu’il pouvait s’adapter à une situation de crise. Il faut continuer à lui donner cette autonomie, à le responsabiliser en changeant le statut. C’est la clé », affirme Gérard Vincent. « Les hospitaliers ont montré qu’en s’affranchissant des règles, ils pouvaient être réactifs et efficaces. Pour pérenniser l’aventure qu’ils viennent de vivre, il faut changer le statut public », conforte Guy Collet.

Concrètement, il s’agirait de transformer les hôpitaux publics en établissements de santé privés d’intérêt collectif (Espic), qui assurent des missions de service public et sont financés de la même façon que les établissements publics, mais sont gérés par une personne morale de droit privé, souvent une fondation.

« Ce modèle donne aux établissements la liberté de s’organiser comme ils veulent sans dépendre de règles ministérielles, sans passer par des tas de commissions et procédures. Le directeur, le conseil d’administration et les médecins, décident ensemble de l’organisation, y compris des rémunérations. Ils ne sont pas dépendants d’une grille de la fonction publique ! Les soignants peuvent être mieux rémunérés, dans le cadre d’un contrat négocié, en fonction des performances de l’établissement », explique Gérard Vincent. « Si on garde le statut de la fonction publique, quand on augmente les hospitaliers, il faut augmenter tous les autres. C’est tout l’édifice qui est concerné. C’est pourquoi le gouvernement propose des primes », ajoute Guy Collet.

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Comment toucher au sacro-saint statut sans déclencher une forte opposition sociale ?

Les personnels se verraient proposer le choix, un peu comme ce fut le cas en son temps chez France Télécom, de garder leur spécificité de fonctionnaire hospitalier ou d’accepter d’être détaché. Mais pour cela, il faut que la loi permette aux hospitaliers de choisir leur propre statut.

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Marie-Cécile Renault. Le Figaro. Titre original : « L’idée d’un nouveau statut à mi-chemin du privé ». Source (extrait)