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Bien sûr d’abord l’ensemble du personnel des hôpitaux ne demandent pas des médailles en chocolat mais une vraie reconnaissance, se traduisant (entre autre) par une revalorisation de leur salaire …

Oui la santé à un cout au niveau national, faisons en sorte que le service public redevienne pleinement efficace en France ; tel qu’il le fût dès l’après-guerre 45. MC


[…] l’annonce en Conseil des ministres, mercredi dernier [13/05/2020], d’une médaille « de l’engagement », avec trois échelons or, argent et bronze, et d’un hommage pour le 14 Juillet a plus agacé que convaincu.

  • « Ni prime, ni médaille, ni défilé militaire, ni RTT offerts par charité. Nous voulons un salaire pour vivre décemment, loger à proximité du travail », martèle un soignant de l’hôpital Saint-Louis, membre du comité inter-hôpitaux (CIH), fer de lance de la mobilisation.
  • « Nous ne voulons pas de médailles, de RTT des autres salariés, de chèques vacances et autres propositions toutes aussi méprisantes qu’indignes!», conforte un autre au CHU de Grenoble.

Reconnaissance plus sonnante et trébuchante, une prime défiscalisée et exemptée de cotisations sociales va être octroyée aux soignants, ainsi qu’une revalorisation des heures supplémentaires ou des indemnités de sujétion des gardes.

Le décret a été publié vendredi matin au JO, ce qui devrait permettre le versement de la prime « dès mai dans les établissements où les conditions techniques sont réunies, en juin dans les autres », a indiqué le ministère.

Dans les 40 départements les plus impactés par l’épidémie, tous les agents hospitaliers toucheront une prime de 1.500 euros, quelles que soient leur statut ou leurs activités. Dans les autres départements, la prime s’élèvera aussi à 1.500 euros pour les agents travaillant dans des hôpitaux en première ligne contre le Covid-19, et sera de 500 euros pour ceux des autres structures.

Mais, là encore, le gouvernement est sous le feu des critiques. « Les modalités d’octroi de cette prime ne sont absolument pas acceptables. Cette division artificielle en deux catégories d’établissements de santé et de personnels est une faute politique », ont réagi les syndicats Action praticiens hôpital (APH), Jeunes médecins et l’Intersyndicale nationale des internes (ISNI).

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Le 25 mars, à Mulhouse, le chef de l’État avait déjà promis un « plan massif d’investissement et de revalorisation de l’ensemble des carrières » pour l’hôpital. Une chose est sûre, l’attente est forte. Mais les caisses sont vides, alors que la Sécurité sociale va renouer avec un déficit abyssal, supérieur à 40 milliards d’euros cette année


Marie Cécile Renault. Le Figaro. Titre original : « Les soignants veulent plus que des primes et médailles ». Source (Extrait)