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Dans certains articles du « Canard Enchainé » la morgue anarchiste porte préjudice à d’autres écrits très justifiés, paraissant dans le journal.

Dans cet entrefilet du N° du 13/05/2020 signé des initiales A.-S. M. dans un titre bien plus « étrange » (comme si il voulait dissimuler d’affreuses informations) « Pétionnaires de la guerre »

Comment blâmer ces artistes ou intellectuels, tentant de s’exprimer alors que les médias ne cessent de dire qu’ils n’ont aucun avis. Quelques stars ou idoles qu’ils soient, quels que soient leur comportement dans la vie, il en reste pas moins que ce sont des humains et que leur voix portent. À ce titre nous ne pouvons pas leur reprocher d’avoir un avis, même si cet avis est contraire à notre philosophie personnelle. C’est dans ce sens que nous avons lu l’entrefilet et exprimé notre désaccord. MC

Le texte :

Heureusement qu’on les a, les artistes et les stars de la télé. Les voilà qui se mobilisent dans « Le Monde » (6/5) pour le nouveau monde, celui de l’après. Un monde où régnera l’« intelligence collective », le « travail qui épanouit », où la vie sera « applaudie », où l’humanité sera « réanimée » et où on ne va plus « se mentir » tout en « réparant la planète », écrit Nicolas Hulot, qui vit très frugalement avec cinq ou six voitures. Il y a encore 95 autres principes du même genre. Ça sonne bien, et ça ne mange pas de pain non plus. La tribune de Hulot est appuyée par celle de 200 artistes et scientifiques qui refusent « un retour à la normale » et fustigent « un consumérisme qui nous a conduits à nier la vie en elle-même ».

Cette idéologie mortifère est donc vouée aux gémonies par Juliette Binche, initiatrice de la pétition et visage de Lancôme. Mais aussi par Marion Cotillard (Dior), Vanessa Paradis (Chanel), Cate Blanchett (Armani), Monica Bellucci (Dolce & Gabbana), Eva Green (L’Oréal), Jane Fonda (L’Oréal), Penélope Cruz (Chanel)… Sans oublier le chausseur low cost Christian Louboutin et l’acteur mélancolique Benjamin Biolay, qui fut un temps égérie de Balthazar, l’espace homme du Bon Marché, ainsi que Yann Arthus-Bertrand, qui a très peu pris l’avion.

C’est vrai, c’est moche, tous ces gens qui voyagent en business class et fréquentent l’hôtellerie de luxe après une petite pause dans leur domaine du cap Ferret.

Il va falloir s’arrêter.

Enfin, surtout les autres.


Article signé des initiales A.-S. M. – Le Canard enchaîné. 13/05/2020