Après avoir tant supprimé dans les services publics … c’est la mouise !

Constat d’échec, la semaine dernière, lorsque Muriel Pénicaud a reçu les responsables syndicaux pour causer déconfinement sur le lieu de travail : afin de sécuriser la reprise, il faudrait examiner presque tous les postes et tracer l’intégralité des déplacements dans les entreprises…

C’est ballot : jusqu’en 2018, les Comités d’Hygiène de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT), obligatoires dans les sociétés de plus de 50 salariés, auraient pu assurer cette tâche.

Mais une ordonnance de 2017 les a désintégrés, ne gardant qu’un ersatz fantoche dans les boîtes de plus de 300 employés. Et pas question, comme les syndicalistes l’ont demandé à la ministre, de faire appel aux anciens des CHSCT. « Elle en fait une affaire personnelle », maugrée le numéro un d’une confédération.

Il est vrai que le texte qui supprimait cette institution porte désormais le nom d’ « ordonnance Pénicaud ».


Article signé des initiales A.G. – Le Canard enchaîné. 06/05/2020