Étiquettes

Oui le titre est outrancier, mais il est à la hauteur de notre indignation envers des propos tenus récemment.

C’est l’affirmation sans filtre, sans aucune retenue ni honte, d’un certain nombre de ses « patates-experts-éditorialistes en tout et rien, de pseudos journaleux s’autodésigants directeurs de conscience et de moralité publique » dans des émissions ou des articles et que croient hélas, quelques lecteurs ou téléspectateurs à la vue courte et très bassement individualiste. MC


Les neurones de certains « intellectuels » et « éditorialistes » semblent passablement en surchauffe, ces temps-ci.

Ce sont les vieux qui en font majoritairement les frais.

  • Ainsi Emmanuel Todd lance-t-il, dans « L’Express » (27/4), qu’on ne peut pas « sacrifier les jeunes et les actifs pour sauver les vieux ». Sympa.
  • Jean Quatremer, spécialiste des questions européennes pour le quotidien « Libération », dans la même veine, lâchait sur Twitter (9/4) : « C’est dingue, quand on y songe : plonger le monde dans la plus grave récession depuis la Seconde Guerre mondiale pour une pandémie qui a tué pour l’instant moins de 100.000 personnes (sans parler de leur âge avancé) dans un monde de 7 milliards d’habitants. »
  • Christophe Barbier n’est pas en reste : « A un moment donné, pour sauver quelques vies de personnes très âgées, on va mettre au chômage quelques milliers de gens ? » a-t-il affirmé sur BFMTV (25/2).

Le même ne s’est pas montré excessivement délicat envers les rondouillards.

Evoquant les deux interprètes en langue des signes qui officient chaque soir aux côtés de Jérôme Salomon, Barbier les a élégamment qualifiées de « dames en surpoids », ce dont il s’est ensuite excusé (BFMTV, 23/4).


Article non signé lu dans le Canard enchaîné : 06/05/2020