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Des parole, encore des paroles, toujours des paroles, à qui le tour maintenant pour contredire le Premier Sinistre barbichonesque …  Macron devrait s’le mettre ou j’pense son « nous ne savions pas tout » et avouer que sa gestion du tout libéral était erronée. Mais l’ego démesuré qu’il trimbale le lui interdit.

Tentation du repli

(Le Sondage date du 18/04/2020)

La pandémie provoque logiquement la montée des sentiments anxiogènes. Lorsqu’on interroge les français sur leur état d’esprit, (en avril par rapport à février 2020

  • 32 % des sondés évoquent la méfiance (+2 points),
  • 28 % la morosité (+6 points)
  • 27 % la peur.

Face à la crise due au Covid-19, les Français confrontés à la litanie des bilans quotidiens des hospitalisations et des morts, semblent se sentir plus menacés dans leur quotidien.

  • En Allemagne, pays qui a pour l’instant connu beaucoup moins de décès, le sentiment de peur n’augmente que de 9 points.
  • Au Royaume-Uni dont la population est confrontée elle aussi à une épidémie très meurtrière, il augmente de 18 points.

Cette crise provoque également un renforcement des critiques envers le modèle occidental et la mondialisation.

[…]

Tentation du repli et critique des échanges internationaux : ces récriminations pourraient à terme se retourner contre l’Union européenne, ressentiments qu’a perçus l’europhile M. Macron. « Pour ce qui me concerne, je tâcherai de porter en Europe notre voix an d’avoir plus d’unité et de solidarité. Nous sommes à un moment de vérité qui impose plus d’ambition, plus d’audace, un moment de refondation », a-t-il promis […].

La pandémie ne sape pas tout.

Ainsi, les sondés français restent profondément attachés à la démocratie.

  • 76 % approuvent « un système politique démocratique avec un parlement élu qui contrôle le gouvernement »
  • 34% loin devant l’idée d’un régime avec « à sa tête un homme fort qui n’a pas à se préoccuper du parlement ni des élections ».
  • (16 %) un pays dirigé par l’armée (16 %).
  • Mais, 81 % des personnes interrogées estiment qu’il faut avoir « un exécutif fort face aux crises sanitaires et environnementales »
  • 44 % pensent qu’il vaut mieux « moins de démocratie et plus d’efficacité » (+3 points par rapport au mois de février).

[…]

Certes, comme dans toutes les crises, la confiance envers le président actuel et son premier ministre est en hausse (34 % et 35 %, + 4 points pour les deux) mais cette augmentation est inférieure à celle de 2015 (+ 8 points).

En comparaison, les exécutifs allemand et anglais bénéficient à la fois d’une confiance beaucoup plus élevée et d’un rebond plus conséquent. Angela Merkel, chancelière allemande, voit son action approuvée par 60 % des sondés, en hausse de 11 points depuis le début de la crise.

Boris Johnson n’est, lui, en poste que depuis le mois de juillet 2019 : mais est aussi beaucoup plus haut que M. Macron (64 %).  […]

[…] … alors que l’épidémie n’est pas encore totalement vaincue,

  • 84 % des sondés français affirment que « le gouvernement devra rendre des comptes »
  • 80 % qu’il y a eu des « fautes commises par certains membres du gouvernement ».

[…]

« La bataille de la confiance est peut-être perdue »

En France, […]  « Le gouvernement français a peut-être déjà perdu la bataille de la confiance, analyse Bruno Cautrès du Cevipof. Le rebond de confiance à l’égard du président est très modeste ». « Ce n’est pas que lié à la crise mais elle accentue les choses ». « Comme si l’électorat n’avait pas oublié son évaluation de Macron et de son action avec des clivages qui s’accentuent ».


Matthieu Goar. Le Monde. Titre original : « La bataille de la confiance est peut-être perdue ». Source (Extrait)