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C’est une étude qui aurait dû rester secrète.

Préambule : avant toute chose deux remarques. La première : qui a eu intérêt à sortir cette information. Deuxième remarque que l’administrateur s’est posée avant diffusion sur ce blog : pourquoi cette information n’a pas été dénoncée par le gouvernement et sa cellule d’observation sanitaire en place ? Voilà bien des mystères. Quoi qu’il en soit, le texte qui suit est pour le moment, à mettre entre parenthèses, il demande contrôle. MC


Constitué de 33 pages, il date du 26 mars et s’intitule « Prévisions épidémiques ». Selon l’antenne française de BCG, rattrapée par le bruit causé par la fuite de cette étude dans la Lettre A, il s’agirait d’un document qui ne devait pas être rendu public et « non finalisé », à destination d’entreprises clientes.

Mais que dit-il de si choquant ?

Comme beaucoup, ses auteurs esquissent deux hypothèses de calendriers sur la levée des restrictions mises en place face à l’épidémie de Covid-19.

  • Dans son scénario optimiste pour la France, le BCG table sur un déconfinement pour la deuxième semaine de juin.
  • Pour le plus pessimiste, il renvoie à la quatrième semaine de juillet.

Pour calculer ses dates, le BCG s’est appuyé sur plusieurs critères :

1. la durée du confinement à Hubei (23 janvier-8 avril), la province de Chine dont est partie l’épidémie ;

2. l’efficience des mesures propres à chaque pays, dont le nombre de lits d’hôpitaux par rapport à la population, ou encore le nombre de morts dues aux difficultés respiratoires ;

3. les données publiées par l’université de Johns-Hopkins. Le BCG a aussi estimé les dates du pic d’épidémie dans les différents pays ; pour la France, il avance l’hypothèse d’un pic lors de la troisième semaine de mai.

Un scénario jamais évoqué par les pouvoirs publics, qui misent sur un pic mi-avril.

À prendre donc avec des pincettes.


Béatrice Parrino. Le Point. Titre original : « Déconfinement : faut-il croire l’étude du BCG sur la date de sortie ? ». Source (Extrait)