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…. Dans la ligne droite de la Macronie, du Medef  et des banquiers nous relevons ce titre : « Les deux leçons de 1945 pour s’en sortir : mobiliser l’épargne et travailler plus » signé de Jean-Pierre Robin dans « Le Figaro ». Source (Extrait)

Ne vous faite pas de souci mesdames et messieurs les salariés, vous êtes confinés pour le moment, vous allez bientôt retrouver le chemin de l’usine, l’atelier, du bureau, etc. et une économie à redresser qui sera d’autant plus exigeante en « rendement », que le confinement …. Mais va durer plus longtemps.

Faut bien que les argentés ayant perdus une partie de leur réserves se refassent une santé monétaire, sur votre dos … Tout comme l’état qui, n’ayant fait que des avances aux entreprises via les banques, entendrons au noment de la sacro-sainte loi des 3% de déficit autorisée par Bruxelles, réduire la dette abyssale à coup de taxes diverses et variées, d’augmentations fiscales, et de restrictions d’investissement plus fortement que jamais.

C’est la vie d’après, deux crans de ceinture en moins et surtout pas la vie idylique espérée … sauf si … MC


L’article du FIGARO

Les comparaisons historiques frôlent facilement l’indécence.

Le 8 mai 1945, notre pays déplorait 600.000 morts, civiles ou militaires, dues à la guerre, et près d’un ménage sur dix était sans abri au moment de l’armistice. Il n’en est pas moins légitime de s’y référer, car le choc social et économique que nous vivons aujourd’hui, pour s’en tenir à ce seul aspect, est sans précédent depuis soixante-quinze ans, comme chacun en convient.

Même si tout oppose les pertes humaines monstrueuses et les destructions matérielles gigantesques de 1939-1945 à la crise actuelle – un arrêt forcé de l’activité comme remède au Covid-19 -, les défis financiers qui en résultent sont de natures comparables.

À cet égard, les solutions trouvées au lendemain de 1945 en France et dans les autres pays belligérants méritent attention. Comme dit l’adage, « l’Histoire ne nous dira sans doute pas ce qu’il faut faire, mais elle nous aidera peut-être à le trouver ».

Tout d’abord, les finances publiques, partout malmenées y compris aux États-Unis, où le budget fédéral accusait un déficit égal à 130 % du PIB en 1945.

Au lendemain d’une guerre, les États disposent classiquement de trois instruments pour renflouer leurs comptes :

  1. l’emprunt,
  2. la fiscalité
  3. l’inflation.

Ainsi dès novembre 1944 le gouvernement provisoire de la République française que dirige le général de Gaulle émet « l’emprunt de la Libération » permettant de lever 164 milliards de francs de l’époque. On s’est demandé alors s’il s’agissait d’« une solution budgétaire ou d’une amnistie monétaire »: cette somme est considérable, l’équivalent de 31,77 milliards d’euros de 2019, soit 10 % de la dette publique au sortir de la guerre !

[…]

Lors de son assemblée annuelle de 2013, le FMI a d’ailleurs mené un exercice théorique, évoquant une taxe « one off » (une fois pour toutes) d’environ 10 % sur les ménages de la zone euro « disposant d’une épargne nette positive ». De façon à ramener les ratios de dette publique à leur niveau de 2007.

Outil de désendettement : l’inflation, ce que les économistes dénomment « la répression financière » et qui consiste à imposer des rémunérations de l’épargne inférieures au taux d’inflation. […] Voilà pour le capital.

Quant au volet travail, sa contribution est simple : « travailler, travailler, travailler ». Pendant les Trente Glorieuses (1945-1975), la France a connu une croissance du PIB de plus de 5 % l’an et le plein-emploi (100.000 chômeurs en 1974).

La BCE aura beau s’instituer prêteur en dernier ressort et l’État employeur en dernier ressort, il en faudrait bien plus pour donner du ressort au PIB…

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