Chaque jour, les médias nous abreuvent de reportages catastrophiques quand ils interrogent les personnels soignants; pathétiques quand ils donnent la parole aux Français contrariés par cette épidémie qui les enquiquine.

Nous ne l’affirmerons jamais assez, bien qu’une grande majorité de Français s’en rendre compte : « la crise est accentuée du fait que hôpital public, après des années de réductions budgétaires, se retrouve à composer comme il le peut, dans son sous-équipement autant matériel, technique, qu’en personnels humains qualifiés ou non, tant bon nombre de personnels se sont exilés depuis longtemps dans des établissements privés,  mieux rémunérés et achalandés techniquement et matériellement ».

À ce sujet il faudra se demander pourquoi le gouvernement n’a pas réquisitionné les cliniques privées ?

Actuellement, aucun être sur Terre ne peut prétendre ne pas connaitre la gravité de cette pandémie.

Pourtant malgré l’information et instructions ressassées, un certain nombre de gens se baladent toujours dans les rues, revendiquent de prendre des vacances, font leur jogging pour être en forme, alors qu’ils peuvent être tués en deux jours par ce virus, comme tout aussi bien, contaminer l’entourage.

C’est vrai que dès qu’il y a une connerie à faire, rien n’est impossible pour les Français. On est en train de découvrir à quel point le Français est con.

Le démontre le nombre d’amendes infligées par la police à ceux qui se promènent dans les rues comme si de rien n’était, on se dit que jamais on ne trouvera un vaccin contre la connerie du beauf français qui se croit toujours malin, quand, par exemple, il quitte la ville pour la province, comme si la campagne était là pour son bon plaisir, et que les provinciaux étaient des domestiques à son service pour lui jouer la comédie de la vie qui continue.

Mais déjà on entend de beaux discours lyriques qui annoncent des lendemains qui chantent, quand tout sera fini, quand plus rien ne sera comme avant. Je n’y crois pas un instant.

Dès que la peur se sera évanouie, le naturel reviendra au galop, les gens redeviendront instantanément aussi égoïstes, individualistes et à la première opportunité, ils recommenceront les mêmes bêtises qu’avant et notamment rééliront (peut-être) le locataire temporaire actuel Élyséen … Par défaut … bien entendu … ça donne bonne conscience … moi madame j’ai jamais voté pour lui, j’voulais juste que ce n’soit pas l’autre … oui imbécile heureux, si t’avais pris l’temps de mieux étudié son programme avant le 1er tour t’aurais vu qu’il allait finir ce que d’autres avaient commencé en matière de destruction des service publics. Entre autre les hôpitaux et son personnel soignant et surtout ceux q’tu vilipendaient le plus : les « Mandarin » bien trop payés « qui coutent si cher à la sécu » (dixit certains imbéciles heureux) … voilà la connerie étalée au grand jour … tout comme celles débitées par notre « Jupiter » … l’histoire du stock de masques, les protections, les médicaments pour la réa … enfin, le tralala habituel des annonces frelatées de la com’ gouvernementale.

Cette crise sanitaire dramatique fait naître chez certains l’espoir d’une société meilleure, dont chaque génération rêve d’être l’artisan. Comme si seules des épreuves terribles étaient capables de nous faire progresser, mais jamais notre propre volonté. Parce que de la volonté, en temps normal, nous n’en avons aucune, hélas !


Inspiré d’un article de RISS. Charlie hebdo. Titre original : « Le vaccin qu’on a trouvera jamais ». 25/03/2020