De vraies-fausses attaques s’affichent dans les médias envers la macronie, qui semble victime de ses positionnements « girouette » délitant la cohésion entre les ministres et des élus, LR-EM/Modem chaque jour un peu plus. Est-ce un « jeu » entre médias et communication gouvernementale ?

Toujours est-il qu’à lire les titres des médias, ils n’incitent pas le pays a l’optimisme, annonçant de plus une sortie de la crise epidemique calamiteuse pour entree dans une crise économique sans précédant pour la population française. Les journalistes agissent-ils de la sorte sur ordre élyséen en affichant un tel pessimiste … en prévision de la defection programmée d’un certain nombre d’entreprises jetants sur le pavé bon de salariés. Les dernières lois adoptées grâce aux votes du groupe LR–EM/Modem, restreignant les aides aux chômeurs, vont aggraver la situation générale. MC


Les titres :

Coronavirus : la confiance des Français envers l’exécutif se dégrade Pierre Alain Furbury. Les Echos  

Le soutien était déjà très modéré, très loin de ce qu’aurait pu espérer le pouvoir en place dans une telle période de crise. Il s’effrite de jour en jour, en même temps que la progression du coronavirus . La « confiance vis-à-vis du gouvernement pour limiter les effets de l’épidémie », tant sur le plan sanitaire qu’économique, passe sous la barre des 50 %  (48%) dans le baromètre quotidien CoviDirect OpinionWay-Square pour « Les Echos ». 

Le coronavirus a fait une victime collatérale : la démocratie sanitaire. Depuis une trentaine d’années, nous avions commencé à prendre l’habitude de délibérer collectivement des enjeux de santé. Décisions thérapeutiques, stratégies de prévention et de promotion de la santé, politiques publiques territoriales et stratégie nationale de santé, recherche : sur tous ces enjeux, il était devenu impensable de se fier seulement à l’avis du corps médical et de se passer de l’expertise des personnes concernées elles-mêmes mais aussi de celle d’une variété d’acteurs, chercheurs, notamment en sciences humaines et sociales, politiques ou autres corps professionnels. Leur recrutement dans différentes instances de gouvernement de la santé était l’aspect le plus visible de cette révolution, depuis les conseils d’administration des établissements jusqu’aux comités d’experts et conseils consultatifs des agences et ministères. Mais, plus largement, c’est notre relation à la médecine dans son ensemble qui subissait une profonde transformation.

C’est ce mouvement qui a été d’un coup court-circuité depuis une dizaine de jours. Toutes nos instances de délibération et d’expertise sur la santé publique se sont tues ou presque. On n’a pas entendu le Haut Conseil de la santé publique sur l’organisation, l’extension et les limites du confinement. Les instances consultatives locales n’ont rien eu à dire sur sa mise en œuvre sur les territoires. L’ensemble du dispositif d’éducation à la santé, péniblement construit depuis une cinquantaine d’années, a été court-circuité dans l’élaboration et l’application des messages. C’est à une véritable faillite de notre démocratie sanitaire que l’on a assisté en quelques heures.

C’est un petit montage vidéo de 2’16’’, une succession de déclarations de certaines de nos plus grandes sommités scientifiques et médicales qui toutes nous expliquent qu’il n’y a « pas d’épidémie en France », que le coronavirus « est moins grave que la grippe hivernale », que le Covid-19 « est peu contagieux, pas particulièrement pathogène » et qu’il y a « plus de morts sur les routes ».

C’était il y a trois ou quatre semaines seulement, une éternité. C’était avant. Aujourd’hui, les mêmes sachants, toujours présents sur les plateaux de télévision, dans les journaux ou à la radio, appellent au secours devant l’ampleur de l’épidémie.

Personne ne savait, sauf bien sûr… le gouvernement ! C’est ce que prétend démontrer un collectif de 600 médecins et soignants, judicieusement baptisé C19, qui, parmi d’autres, a porté plainte contre Edouard Philippe et Agnès Buzyn pour « mensonge d’Etat ». Il est reproché à ces politiques d’avoir su, dès fin janvier, et de n’avoir rien fait. C’est la Cour de justice de la République qui devra trancher, s’agissant de juger des membres du gouvernement en exercice.

Le gouvernement « a pris ses responsabilités » et ne craint pas de « rendre des comptes » sur sa gestion de la crise du coronavirus , martèlent les membres de l’exécutif – à l’instar de sa porte-parole Sibeth NDiaye lundi sur CNews -, alors que le président du groupe LR à l’Assemblée, Damien Abad , a annoncé, pour l’automne, une commission d’enquête parlementaire afin de « tirer toutes les leçons de l’épidémie ». « Tout ce que demande le Parlement est par définition légitime », a renchéri ce jeudi la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, sur France Inter.

Il n’empêche, la démarche agace l’exécutif, qui doit faire face dans l’urgence à cette pandémie et qui voit la confiance des Français sur sa capacité à limiter les effets de l’épidémie s’éroder chaque jour. Elle est tombée à 48 % dans le baromètre quotidien CoviDirect OpinionWay-Square pour « Les Echos ».

Pour l’heure, ces critiques portent sur la forme et non sur le fond. […] Les confessions de l’ancienne ministre de la santé Agnès Buzyn ont glacé tout le monde. […]

Mais on le sait, […] c’est le fond qui remonte à la surface. Elle jette une lumière crue sur les défauts de l’exécutif, sur ses insuffisances, sur ses schémas de pensée, sur les tensions qui le traversent aussi parfois. En ce moment, elle agit même comme un miroir grossissant : certains de ses membres paraissent encore plus déconnectés qu’ils ne le sont d’habitude, d’autres encore plus faibles, d’autres encore plus présomptueux.

La pluralité des émetteurs, les injonctions contradictoires et les argumentations alambiquées, formulées en dépit du bon sens, contribuent à brouiller le message, dans un moment qui nécessiterait au contraire la plus grande clarté. Elles révèlent le logiciel profond d’un pouvoir guidé, depuis le début du quinquennat, par une boussole économique qu’il s’est toujours refusé de lâcher. Elles soulignent également son incapacité à reconnaître ses erreurs.

Les professionnels de la santé le hurlent depuis des années : ils ont été abandonnés. Abandonnés au profit d’une gestion budgétaire du service public. Abandonnés au nom d’une logique néolibérale et de la prétendue efficacité qui l’accompagne. Abandonnés par un pouvoir technocratique, coupé des réalités. Emmanuel Macron en est le pur produit. Toutes les politiques qu’il conduit depuis trois ans le prouvent. Sa gestion de la crise le confirme.

«  C’est dramatique, violent et douloureux qu’il ait fallu une crise de cette ampleur pour espérer un simple geste du président de la République ». En première ligne dans l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, le neurologue David Grabli accueille avec amertume le discours d’Emmanuel Macron.

Aux personnels essorés, lessivés, le chef de l’État a promis, mercredi, depuis l’hôpital militaire de Mulhouse, qu’ « à l’issue de cette crise, un plan massif d’investissement et de revalorisation de l’ensemble des carrières sera construit pour notre hôpital ». Sans préciser les contours et le montant, il s’est engagé à « majorer les heures supplémentaires sous forme d’une prime exceptionnelle ».

À l’écoute de ces annonces, le corps médical oscille entre prudence et colère. « Nous n’avons pas besoin d’un beau discours compassionnel, il faut des actes, estime Christophe Prudhomme, porte-parole de l’Association des médecins urgentistes (Amuf). « Or, les promesses sont floues, non chiffrées, elles ne sont pas à la hauteur de la crise. Le chef de l’État promet des primes alors que nous réclamons une hausse des salaires pour tous les personnels. »

Hugo Huon, président du Collectif Inter-Urgences, nuance de son côté : « C’est positif. Mais après tous les plans que l’on nous a proposés et qui étaient en deçà de ce qui était nécessaire pour les soins, on attend de voir. »

Tous martèlent leurs revendications : une augmentation des salaires, des effectifs suffisants pour maintenir et rouvrir des lits. Soit une augmentation de 5 % du budget des hôpitaux correspondant à une enveloppe de 4 milliards d’euros.


Voilà un état de pensée de la presse qui nous semble canaliser au travers de toutes les orientations de chacun des médias, l’exhortation à changer de système économique dès la fin de cette épidémie. Malheureusement il faudra attendre les prochaines élections mêmes si nous ne le pensons maintenant avec la prolongation du temps de confinement, une nouvelle consultation complète pour les élections municipales qui rappelons le déclenchent aussi l’élection d’une partie d’élus au Sénat et donc qui pourrait changer la majorité de droite en place au profit éventuellement d’une majorité centrale avec une base LR–EM/MoDem.

D’autre part est-ce que la population est toujours majoritairement d’accord avec ce gouvernement pour supprimer la sécurité sociale, défaire le système de retraite en l’adoubant à des fonds de pension boursier… Voilà des questions sur lesquelles il faudra se pencher sérieusement. MC