49.3 et virus, une concomitance qui ne passe pas !

D’abord la manière  …

« En plein Coronavirus, ça passe presque inaperçu! », ironise le député LR Patrick Hetzel, présent à l’Assemblée nationale ce samedi 29 février pour débattre de la réforme des retraites et qui a fait état sur Twitter, d’un “climat” qui laissait comprendre que le gouvernement allait sortir l’arme atomique parlementaire: le 49-3.

Il ne s’est pas trompé. Édouard Philippe a décidé d’actionner cet article de la constitution qui interrompt immédiatement les débats. Ce samedi 29 février 2020, sous les huées, à l’Assemblée nationale, il a dû s’y reprendre à deux fois pour prononcer la phrase-clé et annoncer y avoir recours.

Ensuite les réactions …

Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, a annoncé une nouvelle mobilisation des syndicats « dès la semaine prochaine ». « L’attitude du gouvernement est profondément scandaleuse, et donc il y aura une réaction à la hauteur », a déclaré le dirigeant syndical. Il a précisé que l’intersyndicale (CGT, FO, Solidaires, FSU et organisations de jeunesse) opposée au système universel de retraites par points se réunirait lundi matin.

Dans les colonnes du Parisience dimanche 1er mars, Laurent Berger a regretté « qu’on ne puisse pas, sur un sujet aussi fondamental que la réforme des retraites, mener le débat à terme ». Le secrétaire général de la CFDT a jugé que l’utilisation du 49-3 par Édouard Philippe samedi à l’Assemblée « est désastreux pour la démocratie ».

Bien décidé à poursuivre ses efforts pour améliorer le texte, Laurent Berger explique au quotidien: « Maintenant, il nous faut trouver d’autres moyens pour que cette réforme intègre les éléments de justice sociale que nous réclamons. » Deux méthodes cumulables s’offrent à lui:

  • continuer de tenter de convaincre le Medef sur les critères de pénibilité au sein de la conférence de financement;
  • apporter des modifications au texte lors des autres lectures via le gouvernement, remarque le syndicaliste dans les colonnes du quotidien.

Dans les rangs de La République en Marche ou des députés proches de la majorité (Modem), la décision ne fait pas l’unanimité. La députée LR-EM du Val-de-Marne, Albane Gaillot, ou encore Matthieu Orphelin ont fait part de leur désapprobation. Le second évoquant notamment « une erreur démocratique et politique ».

Les Républicains (LR) ont de leur côté annoncé leur intention de signer une motion de censure, déposée peu avant 19h30. Les députés LR ont dénoncé une énième confusion, un « aboutissement triste », ou encore un « épilogue désolant », à l’instar de l’ancien ministre Éric Woerth ou de la vice-présidente de l’Assemblée nationale Annie Genevard. Le président des Républicains Christian Jacob évoque lui « une nouvelle preuve de faiblesse ».

A gauche ainsi que l’avait annoncé le député André Chassaigne, président du groupe, Gauche démocrate et républicaine a déposé également une motion de censure et surtout prévenue que toute motion de censure de quelque côté qu’elle vienne y compris du RN sera votée par le groupe GDR-PS et vert. Olivier Faure, le premier secrétaire du PS a dénoncé, une méthode « inacceptable », avant d’ajouter à propos de la crise du coronavirus: « Quel est le nom d’un pouvoir qui utilise une crise sanitaire pour rogner la démocratie? ».

« Après avoir concerté des mois sans en tenir compte, après avoir méprisé les manifestants et la position majoritaire des Français, après avoir présenté une loi au Parlement avec une procédure accélérée, renvoyant l’essentiel à des ordonnances, le recours par le gouvernement au 49.3 est un scandale démocratique allié à une catastrophe sociale. Aucun Français ne sait ce que sera sa retraite, mais chacun a compris qu’il toucherait moins, en travaillant plus, et que les inégalités liées notamment à la pénibilité et à la précarité seraient accrues », s’est indignée pour sa part la maire de Lille Martine Aubry. 

La France Insoumise à l’instar de Clémentine Autain, et Mathilde Panot ont repris l’antienne d’un passage en force et dénoncé « un jeu de dupe ». Adrien Quatennens évoque lui un « LBD parlementaire » avec l’usage du 49.3. 

Le Rassemblement National a également rapidement réagi pour dénoncer une décision « cynique »dans le contexte actuel. Elle a par ailleurs annoncé que les députés RN voteraient les deux motions de censure. 


Article, tiré d’annonces de divers blog et annonces de réseaux sociaux.


Note de l’administrateur qui comme d’habitude n’engage que lui.

Au vu de la tournure que prennent les événements autour du projet de réforme des retraites, il semble bien que celle de la contrainte populaire soit à même de changer l’attitude du gouvernement… c’est une révolution sire… non juste l’application de la démocratie véritable. Il est honteux que 300 carpettes d’élus d’un mouvement et de son affidé MoDem, supplante la majorité populaire. Comme quoi il est absolument nécessaire d’exprimer son vote chaque fois que l’on peut le faire, afin de rejeter les moutons suiveurs de cette mouvance gouvernementale, si méprisante envers la population. MC