Les tirelires du RN sonnent le vide…

Les forces financières du Rassemblement National (RN), ces éléments qui sont le nerf de la guerre, sont dans un désert comptable …

… et pourtant (faut-il dire hélas ?), ce mouvement n’a jamais eu autant d’adeptes si ce n’est comptablement tout au moins dans ces funestes idées de dictature sourde. Bien évidemment un avis qui n’engage que l’administrateur mais des propos qui ne peut s’empêcher d’exprimer à la veille d’élections municipales beaucoup plus importante qu’on ne le croit puisque les maires désignés (grands électeurs) et désigneront des la rentrées scolaires 2020 une grandes partie des sénateurs désigné par le renouvellement. MC


Voilà ce que c’est que de trop aimer la vie.

Au Rassemblement national, on s’éclate, on s’amuse entre copains, on vit au-dessus de ses moyens, et ça fait presque dix ans que ça dure (« L’Opinion », 14/2). Quand Marine Le Pen hérite du parti de papounet, en 2011, tout va bien. Le FN est alors légèrement endetté, mais la trésorerie est au mieux.

Neuf ans plus tard, plus un radis, et la dette de ce qui est devenu le RN dépasse les 24 millions, une explosion de… 800 %. Marine à peine à la barre, les comptes virent au rouge. Ce ne sont pas les ressources qui ont manqué, mais les dépenses qui se sont envolées.

Au RN, on ne refuse rien aux copains. Ton engagement au RN t’a coûté ton poste ? Va voir Marine, on s’arrange, ni vu ni connu, on embauche ta sœur, ta nièce, ta femme, on compense comme ça, OK ? Les années passent, explosion des effectifs, explosion des salaires.

Durant la campagne présidentielle de 2017, le médiatique Jean Messiha percevait 12.000 euros net par mois, et Jean-Lin Lacapelle, grand ami de la présidente, chargé de la « mobilisation », émargeait à 8.000 euros.

Des salaires de cadres sup, voire de ministres, combinés à des dépenses de fonctionnement elles aussi systématiquement orientées à la hausse. On voyage beaucoup, au RN. Et les copains imprimeurs, ceux de Frédéric Chatillon, ne sont pas les derniers à se servir.

Le RN est à sec, désormais, on fait donc appel aux Français.

Marine est allée sur Europe 1 pleurnicher, mettre en cause le système. Aidez-nous, pour avoir des élus dans les municipalités, et des villes gérées par des élus qui feront gaffent aux deniers du peuple.

Interrogées par « L’Opinion », Chantal, chômeuse longue durée, et Michèle, au RSA, apporteront 5 euros chacune.

Donnez, donnez, donnez, Dieu vous le rendra.

Article signé des initiales A.-S. M. – Le Canard enchaîné. 19/02/2020