La mule est têtue !

Chacun le sait c’est vraiment une des caractéristiques de cette race animale qui fait ou va, ou elle veut.

Faut-il faire une comparaison avec l’attitude d’un ministre choyé par la Macronie et chef gardien du service d’ordre en France  … Toujours est-il qu’un certain nombre de médias (dont Médiapart), alertent sur l’entêtement du personnage! De là, à affirmer qu’il y à une similitude d’attitude, est bien évidemment laissé aux choix des lectrices-lecteurs … bien entendu. MC

Dans un article publié le 16 février 2020, Médiapart racontait qu’à la demande des syndicats de police, le ministère de l’intérieur « menait une étude juridique pour limiter les modalités de diffusion des vidéos lorsqu’elles concernent des policiers en activité ».

Invité de la matinale de France Inter, ce 19 février 2020, le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, a démenti ces informations.

Problème : ces infos avaient été confirmées par la Direction générale de la police nationale (DGPN), placée sous l’autorité… du ministre.

Un courriel envoyé à Médiapart, le 7 février 2020, à 19 h 26 précisément, en atteste.

  • Tout citoyen a le droit de filmer des policiers dans le cadre de leur fonction et dans l’espace public et peut diffuser ces enregistrements sur les réseaux sociaux sans diffamation ni appel à la haine. Dans certains cas, lorsqu’il y a un risque d’atteinte à la dignité de la personne, au secret de l’enquête ou encore si les policiers appartiennent à des services spécifiques, il est obligatoire d’anonymiser les personnes filmées. 

Comme nous l’expliquions, plusieurs syndicats de police ont demandé au ministre de l’intérieur de revoir ce droit afin d’étendre l’anonymisation à tous les policiers et gendarmes.

Dans un courrier daté du 5 novembre 2018, le syndicat Alliance demandait ainsi de « faire évoluer le droit actuel », car « au-delà de la question du droit à l’image de policiers, l’enjeu est donc leur sécurité ».

Cette demande a reçu une suite favorable dès février 2019, comme nous l’a confirmé le service de l’information et de la communication de de la DGPN. 

 C’est précisément ce que nous avons expliqué dans l’article que dément aujourd’hui le ministre : il ne s’agit pas de remettre en cause le droit de filmer, qui relève de la loi de la presse de 1881, mais de restreindre les modalités de diffusion des enregistrements.

Le ministère envisage notamment de rendre obligatoire le floutage des visages des policiers. Cette obligation ne concerne aujourd’hui que certaines unités comme l’antiterrorisme ou la lutte contre le grand banditisme (la liste des services concernés figure dans l’arrêté du 27 juin 2008).

Étendre ainsi l’anonymat restreindrait de facto la possibilité de tout un chacun de relayer les vidéos sur les réseaux sociaux.

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Pascale Pascariello. Médiapart. Titre original : « Christophe Castaner nie des informations que ses services ont confirmées ». Source (extrait)