Avec ces avantages …

… oui, j’aurais bien voulu être viré avec un tel pactole … mais moi, j’étais rien qu’un pion qui se remplace … et avec la famille, il me fallu jongler longtemps … MC


Poussée vers la sortie, le 6 février 2020, par le conseil d’administration d’Engie, dont « l’approfondissement de la stratégie nécessitait un nouveau leadership » (sic), Isabelle Kocher, directrice générale du groupe énergétique, a négocié serré les conditions de son départ. A la clé, 3,5 millions.

Techniquement, un conseil d’administration est en droit de ne pas reconduire un patron à la tête de l’entreprise. C’est ce qui est arrivé en octobre 2014 à un autre ponte de l’énergie, Henri Proglio, PDG d’EDF, sur injonction du président François Hollande et de son ministre de l’Economie de l’époque, un certain Emmanuel Macron.

Petit problème : si Isabelle Kocher travaillait jusqu’au terme de son mandat, c’est-à-dire le 14 mai 2020 (date de l’assemblée générale des actionnaires), elle ne pouvait percevoir le moindre centime d’indemnité. Il a donc été convenu qu’elle resterait jusqu’à la présentation des résultats annuels d’Engie, le 27 février. Ainsi, elle pourra recevoir l’équivalent de deux années de rémunérations, soit 3,5 millions.

Un peu de baume sur les tourments de l’exil.


Article non signé paru dans Le Canard enchaîné. 19/02/2020