«  Référendum » : 15 députés communistes ont formé ce mot, salle des quatre colonnes près de l’hémicycle, en arborant chacun une lettre rouge sur un t-shirt blanc pour réclamer une consultation sur la réforme des retraites, lors du lancement des débats ce lundi à l’Assemblée nationale.


Qui parlait du respect des textes de lois ….

Leur chef de file André Chassaigne, un « M » sur la poitrine, avait annoncé que la motion référendaire lancée par son groupe « avait réuni un nombre de signatures suffisant pour qu’elle soit déposée dans le créneau qui est imparti ».

Pour déposer une telle motion, il faut la signature d’au moins 58 députés, qui doivent « tous être présents physiquement en séance au moment du dépôt », avait-il rappelé jeudi dernier. « Nous avons derrière nous le peuple uni dans son immense majorité » a assuré le député du Puy-de-Dôme, assurant que « 67 % des Français souhaitent un référendum ».

Au final, 60 élus (avec les PS, LFI, des élus Libertés et Territoires et même Xavier Breton (LR)) ont signé la motion. « C’est un acte rare, un acte fort », a souligné le chef de file communiste.

Mais, l’Assemblée a rejeté la motion référendaire par 160 voix contre 70.

Rappelons si besoin était que le groupe LR – EM et le MoDem sont acoquinés sont majoritaires dans l’Assemblée nationale, d’où le rejet de cette disposition. MC

  • Le secrétaire d’État Laurent Pietraszewski a qualifié cette motion, d’« artifice de procédure » et « manœuvre dilatoire ».
  • Pour la MoDem Nathalie Elimas, « c’est une obstruction » à une réforme décrite « noir sur blanc dans le projet du candidat Macron élu démocratiquement président de la République ».
  • Chez les UDI-Agir, Agnès Firmin Le Bodo a aussi trouvé « dommage » de « retarder les débats ». Une motion référendaire sert à demander au président de la République de soumettre un projet de loi au référendum.

Même si elle est adoptée par les deux chambres, il ne s’agit que d’une proposition de référendum faite au président. Il est libre ou non de donner suite.

« Portraits de pénibilité »

Les députés communistes ont multiplié les actions de communication contre la réforme des retraites par points.

Notez entre autres :

Sur les réseaux sociaux, depuis le 11 février 2020, le député de Seine-Maritime Sébastien Jumel publie des « portraits de pénibilité » où Emmanuelle l’ouvrière, Christian « le pontier » ou encore Nathalie « la trieuse de verre » racontent leurs métiers, sous le slogan « Pas tous les mêmes points de vie »


Article non signé paru dans le parisien du 18/02/2020. Source (extrait)