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Que cette clique rabaisse son caquet, sa dépendance au chefaillon jupitérien. Qu’elle entende enfin les revendications de la rue et cela changera sa vision sur les exigences formulées du haut d’une des tours de Brégançon, envers ces lois-consignes imposées. Obligeant la clique soit à une soumission de carpette, soit si elle n’entend plus abuser les gens d’un pouvoir législatif devenant obsolète, à quitter un bateau tanguant de plus en plus. MC

Grégroire Poussielgue, dans « Les Echos » sous le titre ; « Les élections municipales s’annoncent de plus en plus difficiles pour En Marche » source (extrait), nous dit :

Le scrutin s’annonce difficile. Loin des scores d’Emmanuel Macron et de son parti dans les grandes villes aux élections présidentielles, législatives et européennes, les candidats estampillés LR-EM sont en difficulté dans la plupart des grandes villes, si l’on en croit les sondages.

Les perspectives de gagner des villes importantes se comptent sur les doigts d’une main : l’agglomération de Lyon, Strasbourg… A Paris , la situation est plus qu’incertaine entre une candidature de Benjamin Griveaux qui ne prend pas et la dissidence de Cédric Villani.

Candidats pas assez identifiés

Entre la réforme des retraites , le rejet d’Emmanuel Macron, un déficit de notoriété et un manque d’implantation face aux sortants de droite comme de gauche, sans oublier une poussée des candidats Europe Ecologie-Les Verts, les candidats LR-EM accumulent les handicaps. « L’implantation locale est une question de temps long. Personne n’échappe à cette règle », rappelle un ministre.

  • A Metz, le candidat LR-EM Richard Lioger, certes gêné par une candidature dissidente, n’est crédité que de 11 % des intentions de vote, selon un récent sondage Ifop, là où la liste En Marche avait fait 24,75 % aux européennes.
  • A Marseille , le candidat investi par LREM, Yvon Berland, culmine à 8 % des intentions de vote (contre 20,6 % pour la liste LR-EM aux européennes)
  • « En Marche a des têtes de liste qui ne sont pas assez identifiées », constate Jean-Daniel Lévy, directeur des études politiques chez Harris Interactive.

LR-EM philosophe, Macron aussi

Au sein de LR-EM, on essaie de dédramatiser. « Le plus important pour nous, c’est d’arriver à 10.000 élus et de s’installer localement », concède un dirigeant du parti.

Pour arriver à ses fins, LR-EM compte surtout sur les candidats qui seront sur les listes des maires sortants qu’elle soutient, comme c’est le cas à Toulouse, Angers ou encore Amiens.

Teintée de pragmatisme, cette stratégie d’alliance a suscité beaucoup de tensions en interne et est à l’origine de nombre de candidatures dissidentes, mais elle est revendiquée haut et fort par la direction du parti.

A l’Elysée aussi, on relativise. « Emmanuel Macron n’a pas le moral dans les chaussettes à cause des élections municipales », estime un parlementaire de la majorité. Le chef de l’Etat se fait une raison. « Je prendrai les maires que les Français me donneront », fait-il savoir,

Les véritables enjeux … derrière les municipales !

LR-EM a pourtant besoin d’élus locaux pour relayer la politique de l’exécutif. Besoin aussi pour le renouvellement de la moitié du Sénat, en septembre prochain.

Après les municipales, le quinquennat va basculer dans les élections permanentes avec les départementales et régionales en 2021 et la présidentielle de 2022, vers laquelle les regards se tournent déjà.


Quoi qu’il soit dit, les élections municipales ont très importantes, bien plus que le simple fait d’élire des maires et conseillers municipaux … et les électeurs ne s’y tromperons pas en mars 2020. Tout au moins celles et ceux qui exigeront un changement (et elles-ils sont bien plus nombreux que le pense le gouvernement et ce que ne traduisent pas les sondages et médias) dans la politique menée actuellement et retrouver une société plus socialement près de leurs préoccupations. MC